Vallaud-Belkacem veut lutter contre les inégalités homme-femme dans les médias

avec Sipa

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Najat Vallaud-Belkacem a plaidé mardi pour une plus grande présence des femmes dans les médias, soulignant que les pouvoirs publics peuvent rappeler leurs obligations aux chaînes publiques.

«Vous regardez le nombre de femmes invitées en tant qu'expertes dans les émissions d'information ou (d'autres, ndlr) émissions (...) il y en a beaucoup moins (que des hommes, ndlr)», a remarqué la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement sur Canal +.

Les chaines publiques ont un «objectif» d'équité

«Ce n'est pas aux pouvoirs publics de programmer ce qui se passe à la télévision, a assuré la ministre. En revanche, c'est aux pouvoirs publics de dire à France Télévisions et à Radio France, dans le cahier des charges et les conventions qui sont signés ensemble, qu'il y a un objectif d'une meilleure représentation des deux sexes à l'écran.»

Mme Vallaud-Belkacem a précisé: «et meilleure représentation, ça ne veut pas dire les femmes dans un rôle souvent de victimes ou de témoins et les hommes dans un autre, souvent d'experts. Parce que c'est ça qui conforte ensuite les images et les stéréotypes dans la société. C'est aux pouvoirs publics de demander au CSA, comme nous allons le faire, d'adresser aux chaînes de télévision des recommandations pour qu'il soit lutté (sic) véritablement contre toutes les atteintes à l'image des femmes» mais aussi pour les pousser à «diffuser plus de sport».

Pas de «censure» des programmes

Interrogée sur la cérémonie d'élection de Miss France et son impact négatif potentiel sur l'image de la femme, la ministre a estimé que «les femmes intelligentes existent aussi (...) et donc ce que j'aimerais, c'est qu'on valorise tout autant l'intelligence des femmes, qu'on valorise aussi les femmes sportives, les femmes bricoleuses, les femmes chef d'entreprises parce qu'elles existent aussi».

«On n'est pas dans une logique de la censure» de ce programme, a-t-elle assuré.

«Si (ces femmes chef d'entreprises, ndlr) n'existent pas en nombre suffisant, c'est précisément parce qu'on a pas laissé imaginer aux jeunes filles qu'elles pouvaient le devenir. Et je voudrais que les médias, je voudrais que l'école ouvrent toutes ces opportunités aux jeunes filles comme aux jeunes garçons», a-t-elle conclu.