Un responsable de Taser jugé à Paris pour l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot

JUSTICE L'ex-leader du NPA affirme que sa compagne et ses enfants ont été suivis...

avec AFP

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Le distributeur en France de Taser et neuf autres prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour l'espionnage présumé de l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot.
Le distributeur en France de Taser et neuf autres prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour l'espionnage présumé de l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot. — Bertrand Guay afp.com

Le distributeur en France de Taser et neuf autres prévenus comparaissent à partir de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour l'espionnage présumé de l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot.

Antoine Di Zazzo, directeur de SMP Technologies, commercialisant le pistolet à impulsions électriques, est soupçonné d'avoir fait espionner en 2007 et 2008 l'ancien dirigeant trotskiste, avec lequel il a été en conflit ouvert. Olivier Besancenot avait notamment affirmé que le Taser avait provoqué des morts aux Etats-Unis.

Filatures et surveillances

Antoine Di Zazzo est poursuivi pour complicité de «violation du secret professionnel», d'«accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données» et de «détournement de finalités de données».

Selon l'accusation, le patron de SMP Technologies apparaît comme le «véritable donneur d'ordres» et, «afin de tout connaître de la situation personnelle et financière de son adversaire, M. Di Zazzo a sollicité le cabinet Dussaucy-Batana afin qu'ils obtiennent» des informations confidentielles.

Un compte rendu détaillé des filatures et surveillances dont ont été l'objet Olivier Besancenot et son proche entourage, entre octobre 2007 et janvier 2008, avait notamment été saisi au siège de SMP Technologies, dans le XVIe arrondissement de Paris.

L'espionnage, une «forme d'intimidation»

Antoine Di Zazzo assure avoir simplement demandé à un détective privé d'effectuer un relevé cadastral pour obtenir l'adresse d'Olivier Besancenot afin de l'assigner en diffamation. Il affirme que c'est de sa propre initiative que le cabinet Dussaucy-Batana a effectué un certain nombre d'investigations, ce que ce dernier conteste en affirmant que les demandes d'Antoine Di Zazzo sont allées crescendo.

Deux autres détectives sont également poursuivis, tout comme un agent des douanes, un agent des impôts, deux policiers et un responsable bancaire, qui ont été sollicités pour fournir ces données confidentielles.

De son côté, Olivier Besancenot attend lors de ce procès des« explications et des condamnations à la hauteur de cette forme d'intimidation qu'est l'espionage», affirmant que sa compagne, ses enfants, sa famille ont été suivis. Selon lui, «tout le monde se renvoie la balle» dans cette affaire.