Les directeurs de prison sont en colère

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Ils n'ont pas le droit de grève et sont soumis à un devoir de réserve. Mais les directeurs d'établissement pénitentiaire ont profité, mardi, des rencontres parlementaires sur les prisons pour exprimer leur ras-le-bol. A l'appel d'une intersyndicale (FO-SNDP), une cinquantaine d'entre eux se sont rassemblés dans le hall de la Maison de la chimie à Paris, où se tenaient les rencontres, pour dénoncer leurs conditions de travail. « Droite ou gauche, quelle que soit la couleur gouvernementale, le dialogue social est en berne », déplore ainsi Jean-François Louaver, secrétaire de FO-Direction pénitentiaire. Christiane Taubira a publié en septembre une circulaire afin de faire baisser la surpopulation carcérale. « Mais on attend toujours les actes », poursuit Antoine Danel, secrétaire du SNDP. Au 1er novembre, la France comptait 67 225 détenus pour 56 933 places (118 %). Il lui reste deux ans pour se mettre en règle avec l'objectif d'encellulement individuel promis au Parlement.V. V.