Florange: François Hollande demande à Mittal la poursuite des discussions pour trouver un repreneur

SIDÉRURGIE a nationalisation proposée par Arnaud Montebourg fait «partie de la discussion», a précisé le chef de l’Etat...

Avec agences

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Le site d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) le 23 février 2012.
Le site d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) le 23 février 2012. — DESSONS/JDD/SIPA

François Hollande a demandé ce mardi à Lakshmi Mittal, le PDG d'ArcelorMittal, la poursuite des discussions «jusqu'au terme du délai» -à savoir le 1er décembre- pour trouver un éventuel repreneur pour le site de Florange.

Le chef de l'État «a réaffirmé sa volonté d'assurer la pérennité de l'emploi sur ce site et a présenté les différentes options possibles» assure l'Élysée dans un communiqué. Il «a demandé que les discussions se poursuivent entre l'Etat et l'entreprise jusqu'au terme du délai qui avait été convenu pour trouver un éventuel repreneur».

Une «unité nationale» autour du projet de nationalisation

Le PDG d'ArcelorMittal, Laksmi Mittal, a été reçu pendant environ une heure par le chef de l'État à l'Élysée mardi en fin d'après-midi. La rencontre était strictement fermée aux médias. Un peu plus tôt dans la journée, François Hollande avait affirmé que la nationalisation du site de Florange ferait «partie de la discussion». Le délai fixé par le groupe ArcelorMittal pour le site de Florange expire le 1er décembre.

Plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a salué «l'unité nationale» qui se dessine selon lui sur une nationalisation temporaire du site de Florange, citant plusieurs personnalités d'opposition ayant validé cette idée. Le ministre du Redressement productif a évoqué «la proposition que nous formulons aujourd'hui de prise de contrôle public temporaire avec un repreneur industriel qui met lui-même son argent».

Bras de fer

Arnaud Montebourg avait annoncé la semaine dernière que le gouvernement avait reçu «deux offres et marques d'intérêt sur un périmètre plus large que celui octroyé par la famille Mittal».

Le bras de fer avec le sidérurgiste s'est accentué alors qu'approche la date-butoir du 1er décembre. Arnaud Montebourg a ainsi déclaré dans un entretien publié lundi que «nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France», avant de préciser qu'il visait non pas la présence du groupe en France mais ses méthodes.