« Orange a mieux résisté que les autres acteurs »

propos recueillis par bertrand de volontat

— 

Stéphane Richard, PDG d'Orange.
Stéphane Richard, PDG d'Orange. — WITT / SIPA

L'arrivée de Free a poussé Orange à revoir sa stratégie. Stéphane Richard, son PDG, fait le point sur les dégâts causés par l'arrivée du low-cost et son plan d'attaque fondé sur les innovations, dont la 4G.

Un an après l'arrivée de Free,

comment se porte Orange ?
Orange se bat pour encaisser le choc et a mieux résisté que les autres acteurs. Nous finissons l'année avec presque autant de clients qu'on l'a commencée, mais la forte baisse des prix nous procure moins de ressources, donc moins de moyens pour innover. C'est une année d'adaptation, mais nous préservons deux axes en priorité : l'emploi et l'innovation. Nous n'avons pas attendu Free pour connaître la concurrence.
Mais l'impact sur l'emploi

dans le secteur est réel ?
Il n'y aura pas de licenciements ni de plan de départs à horizon 2015. Toutefois, nous ne remplacerons sur cette période qu'un emploi sur deux/trois, à savoir 4 000 recrutements en CDI, c'est l'effectif de Free en France tout de même, pour 9 000 départs naturels, les départs à la retraite notamment.
L'arrivée de Free a donc

des dommages collatéraux ?
Le timing de la décision de faire entrer un quatrième acteur sur le marché du mobile a été catastrophique. Lancer un opérateur avec une stratégie de guerre des prix sur un marché saturé, c'était prendre un risque énorme sur le tissu industriel.
Concernant les tarifs,
peut-on aller encore plus bas ?
Le prix moyen de l'illimité est de 20 €. Nous sommes déjà aux prix les plus bas ! Nous sommes à ce jour le pays le plus low-cost. Demain, pour la 4G et les services premium, il faudra payer quelques euros de plus.