Un «air» pique-nique à Paris pour défendre l'aide alimentaire européenne

SOCIETE Le Secours populaire a organisé ce mercredi un pique nique sans nourriture pour sensibiliser l’opinion à la menace qui plane sur l’aide alimentaire européenne...

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Un «air» pique-nique à Paris organisé par le Secours Populaire le 21 novembre 2012 pour défendre l'aide alimentaire européenne
Un «air» pique-nique à Paris organisé par le Secours Populaire le 21 novembre 2012 pour défendre l'aide alimentaire européenne — MIGUEL MEDINA / AFP

La décision sera prise à la fin de la semaine. Pour que l’aide européenne aux plus démunis ne disparaisse pas, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce mercredi en début d'après-midi près de l'Assemblée nationale à l'appel du Secours populaire d'Ile-de-France, pour un symbolique repas à base d'assiettes vides pour appeler à la sauvegarde de l'aide alimentaire dans le prochain budget pluriannuel de l'Union européenne.

Le conseil européen doit dire d'ici la fin de la semaine si oui ou non le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) sera prolongé et pour quel montant, alors que plusieurs pays s'y opposent et pourraient former une minorité de blocage. «Il est question de 360 millions d'euros par an alors que nous avions 500 millions et que nous avons besoin de 600 millions», résume Pascal Rodier, secrétaire national en charge des questions européennes au Secours populaire.

Pour «la survie des gens»

«Il est inacceptable que l'Europe ne trouve pas les moyens de dégager les millions d'euros pour la survie des gens alors qu'elle trouve des milliards pour renflouer des banques», s'est aussi insurgé Jean-Michel Brun, adjoint à la vie associative de Morsang-sur-Orge (Essonne).

Le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD), qui bénéficie à 18 millions d'Européens dans 19 des 27 pays européens, est doté de 500 millions d'euros annuels. Mais il ne devrait plus être financé à partir de 2014. La Commission européenne propose d'allouer en remplacement une enveloppe de 2,5 milliards d'euros sur sept ans, soit 360 millions par an, qui n'abonderait plus des fonds de la politique agricole mais de la cohésion sociale.

Les principales associations caritatives françaises -Croix-Rouge française, Restos du coeur, Secours populaire et Fédération française des banques alimentaires- ont lancé mi-octobre un appel à la mobilisation pour défendre le PEAD, dont les aides représentent, selon elles, en France, entre un quart et la moitié des denrées alimentaires distribuées, et alors que le contexte de crise économique a entraîné une forte hausse de la demande. Début octobre, le gouvernement français s'est engagé à défendre le PEAD au niveau de la Commission européenne.