Quel avenir attend François Fillon apès les élections à l'UMP?

POLITIQUE L'ex-Premier ministre s'est montré rassurant sur son futur politique mardi après sa défaite contre Jean-François Copé...

Anne-Laëtitia Béraud

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Fillon a refusé la vice-présidence du parti que lui a proposée Copé.
Fillon a refusé la vice-présidence du parti que lui a proposée Copé. — R. DUVIGNAU / REUTERS

«Il ne faut pas être inquiet pour mon avenir politique », a assuré mardi soir, visiblement ému, François Fillon à son QG de campagne. Après sa défaite à la présidence de l'UMP, remportée sur le fil par Jean-François Copé, le candidat malheureux ne compte pas en rester là. « Je participerai de toutes mes forces à la vie politique avec un objectif qui est de mener un projet de redressement national le moment venu. » La forme de son engagement politique reste néanmoins incertaine.

Une primaire en 2016
« François Fillon va s'accorder quelques jours de vacances, avant de rentrer en fin de semaine et s'exprimer plus longuement », assure son équipe à 20 Minutes. Mais un point est sûr. Son avenir n'est pas au sein de la direction de l'UMP. Il a en effet refusé la vice-présidence du parti que lui a proposée Jean-François Copé. Mais comment « réduire », selon ses mots, « la fracture politique et morale que traverse l'UMP » ?
Première option : se lancer pour les prochaines échéances électorales que sont les élections municipales de 2014. La Mairie de Paris pourrait être un point de chute idéal. « Cela pourrait être une bonne porte de sortie après cet échec politique majeur », analyse le Pr Jean Garrigues, spécialiste d'histoire politique, traçant un parallèle avec Jacques Chirac, maire de Paris, avant de devenir chef de l'Etat. Une possibilité qui « reste envisageable », estime-t-il.
Autre option : cultiver son image d'homme d'Etat en attendant 2016, date de la tenue de la primaire UMP qui désignera le candidat du parti à la présidentielle. A la question de savoir si Fillon a renoncé à la présidentielle, Eric Ciotti a estimé mardi que l'ancien Premier ministre souhaite « poursuivre son combat, avec une idée : assurer le redressement de la France au moment des échéances essentielles ». Bénéficiant d'une très bonne cote de popularité chez les électeurs de droite, François Fillon pourrait ainsi prendre sa revanche, puisque cette primaire est ouverte aux sympathisants de l'UMP, et non aux seuls adhérents. Encore faut-il que la direction de l'UMP ne décide pas de changer cette règle au cours des trois prochaines années.

Pierre Méhaignerie rejoint l'udi

L'un des centristes restés à l'UMP, Pierre Méhaignerie, a annoncé mardi qu'il quittait ce parti pour rejoindre les rangs de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) du centriste Jean-Louis Borloo. Dans un communiqué, l'ancien ministre écrit que « les valeurs et les convictions qui ont été celles de toute ma vie (…) ne peuvent plus s'exprimer dans l'organisation actuelle de l'UMP »;