Génération jeunes: «Mon engagement ne comble pas un besoin, il va de soi»

TÉMOIGNAGE lodie milite pour un meilleur traitement des animaux, dans l’association L214...

Christine Laemmel

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A Lyon, vous avez peut-être croisé Elodie. A côté d’une fausse poule à taille humaine. Elodie a 21 ans, elle s’implique plusieurs fois par mois, dans des actions visant à améliorer le traitement des animaux d’élevage. Parce que c’est naturel, parce que «ca va de soi». Elle nous explique comment elle s’engage depuis un an avec l’association L214.

J'organise des actions devant des magasins lyonnais

«Je ne suis pas issue d'une famille militante. Pour moi, mon engagement ne comble pas un besoin, il va de soi. Je milite car le traitement réservé aux animaux d'élevages (et pas que) est injuste selon moi. Je milite pour qu'un jour le plus grand massacre de tous les temps prenne fin. Car ne rien faire, c'est laisser faire. J'organise des actions devant des magasins lyonnais pour inciter la clientèle et les passants à signer des pétitions contre l’élevage des poules en batterie. 

Je m'arme de mon plus gros sourire

Pour la dixième opération à Lyon, le 4 septembre, j’étais plus que jamais motivée. Pour gagner en visibilité dans la rue, les militants portaient les t-shirts de l'association L214 "Tous sensibles", des pancartes sur lesquels on peut voir des images de poules issues d'élevages intensifs. Un militant s’est également déguisé en poule, ce qui plaît beaucoup aux passants et dynamise l'opération. La foule est réceptive, on nous encourage. Parfois, on nous méprise. Je m'arme de mon plus gros sourire et interpelle les gens. Je milite également sur le long terme: fermeture des abattoirs, abolition de l'élevage, la pêche et la chasse. Les mises en scènes sanglantes (comme la vente à la criée de viande humaine) sont de mise pour sensibiliser le public. Et ça marche!»