Synthol, ciment... Ces injections qui ne font pas du bien

SANTÉ 20 Minutes» passe en revue certaines pratiques douteuses...

Mathieu Gruel

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Du Synthol plein les bras
Du Synthol plein les bras — Capture YouTube

Non s’injecter de l’huile d’olive dans le pénis ne le fera pas grossir. Ça pourrait même vous coûter votre attribut viril. Non, le Synthol injecté dans les muscles ce n’est pas une bonne idée. Car oui, il ne faut pas s’injecter n’importe quoi n’importe où. Pour vous éviter des désagréments, 20 Minutes dresse une petite liste des choses à ne (surtout) pas faire.

De l’huile d’olive dans le pénis

C’est une technique répandue en Thaïlande. Le concept du «enlarge your penis» à l’huile extra vierge n’est pourtant pas sans risque. Un homme de 50 ans en a récemment fait les frais. Après plusieurs injections, une infection s’est déclarée,  nécessitant l’ablation de l’organe du malheureux.

Le chirurgien qui injectait du ciment…

Pour avoir un fessier en béton, ce chirurgien peu scrupuleux avait une technique imparable. Il injectait du ciment dans le postérieur de ses patientes. Mais cette technique s’était révélée peu efficace. La cobaye patiente, prise de violentes douleurs et fièvres a dû subir une intervention chirurgicale.

…Et celui qui, en plus, utilisait de la colle

Le «médecin» américain Oneal Ron Morris se disait désintéressé. Son but? Permettre à ses client(e)s de se refaire une beauté à moindre frais, mais sa technique est toute personnelle. Il avait en effet ajouté à sa panoplie l’usage de la colle, mais aussi de la paraffine ou encore du liquide crevaison.

Ces pseudo culturistes qui se shootent au Synthol

C’est une histoire de gros bras, qui se termine mal. De nombreuses vidéos postées sur Internet montrent en effet les ravages causés par des injections de Synthol. Mais pas le produit antidouleur bien connu. Il s'agit en fait d'une huile portant le même nom, que s'injectent les culturistes pour obtenir des résultats rapides en terme de volume musculaire. Résultat? Si l’effet gonflette était bien au rendez-vous, l’infection ne tardait pas non plus. Seul moyen de rattraper les dégâts: l’intervention chirurgicale, indispensable pour vider le pus.

Boire un verre à l’oeil

C’est ce que l’on appelle l’«eyeballing». Il s’agit d’un phénomène qui consiste tout simplement à verser de l’alcool dans l’œil. Les adeptes de cette technique privilégieraient d’ailleurs la vodka, pour se livrer à cette pratique. Si certains estiment que cette façon de consommer de l’alcool permet d’être ivre plus vite, des spécialistes pensent surtout que ce serait un bon moyen pour se flinguer les yeux. Une variante consiste à s’inoculer le venin ethylique à l’aide d’une poire à lavement. Pas forcément une bonne idée non plus.

La société GlaxoSmithKline Santé Grand Public  tient à apporter un démenti à cet article, «qui induit une confusion entre la marque SYNTHOL commercialisée en France et utilisée pour calmer la douleur et le produit anabolisant anciennement du même nom Synthol, utilisé par des culturistes dans le monde entier».

GlaxoSmithKline Santé Grand Public précise par ailleurs que «les produits dont il est fait mention n’ont aucun lien avec les médicaments commercialisés en France sous la marque SYNTHOL (marque déposée et propriété exclusive de GSK SGP). La gamme SYNTHOL se compose d’un gel et d’un liquide réservés à un usage externe uniquement pour le traitement des traumatismes bénins (bleus, coups) et piqûres d’insectes. GlaxoSmithKline Santé Grand Public rappelle qu’il est impératif, pour tout médicament, de se conformer strictement aux indications et modes d’administration mentionnés dans la notice».