Corse: L'Etat «ne capitule pas» face au crime

SECURITE Les ministres Manuel Valls et Christiane Taubira s'y sont rendus jeudi...

Delphine Bancaud (avec Reuters)

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Les ministres de l'Intérieur et de la Justice Manuel Valls et Christiane Taubira, le 15 novembre 2012 en Corse.
Les ministres de l'Intérieur et de la Justice Manuel Valls et Christiane Taubira, le 15 novembre 2012 en Corse. — J.-P. Belzit/AP/SIPA

Impossible d'attendre la fin du mois pour se rendre en Corse. Face à l'urgence de la situation et à la demande de Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Christiane Taubira ont anticipé le déplacement qu'ils devaient effectuer dans l'île de Beauté.

Ils y sont arrivés jeudi, quelques heures après l'assassinat de Jacques Nacer, le président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, abattu mercredi soir par un tireur dans son magasin de vêtements en plein centre d'Ajaccio.

Un discours de fermeté

Les deux ministres ont ensuite rejoint la préfecture de région pour participer à une réunion de travail en compagnie du préfet de Corse et de responsables de la sécurité. Lors d'une conférence de presse jeudi, le ministre de l'Intérieur a appelé à «un sursaut conjoint de l'Etat et de la société corse» pour «desserrer le carcan que les groupes criminels cherchent en permanence à faire peser», dénonçant une forme de loi du silence.

«En Corse, on connaît les commanditaires. On sait, mais on ne parle pas», a-t-il insisté. «L'Etat ne recule pas, l'Etat ne capitule pas», a assuré pour sa part Christiane Taubira, assurant que tout était mis en œuvre «pour que chaque crime soit élucidé».