Rythmes scolaires: La réforme sera mise en place en 2013 affirme Peillon

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La réforme des rythmes scolaires entrera bien en vigueur à la rentrée 2013, a affirmé jeudi Vincent Peillon, apportant un nouveau démenti, après celui de l'Elysée, à un possible report de la mise en place de la semaine de 4,5 jours dans le primaire qui suscite des réticences.
La réforme des rythmes scolaires entrera bien en vigueur à la rentrée 2013, a affirmé jeudi Vincent Peillon, apportant un nouveau démenti, après celui de l'Elysée, à un possible report de la mise en place de la semaine de 4,5 jours dans le primaire qui suscite des réticences. — Philippe Huguen afp.com

La réforme des rythmes scolaires entrera bien en vigueur à la rentrée 2013, a affirmé jeudi Vincent Peillon, apportant un nouveau démenti, après celui de l'Elysée, à un possible report de la mise en place de la semaine de 4,5 jours dans le primaire qui suscite des réticences. «Cette réforme s'appliquera (à la rentrée) 2013 (...) c'est déjà acquis. Ca a été dit, ça a été répété», a déclaré le ministre de l'Education nationale, lors d'un déplacement à Lille. «S'il y a encore des réticences, des inquiétudes, des hésitations, on va les lever. C'est l'intérêt des élèves. Ca doit se faire avec les professeurs et les collectivités» locales, a-t-il précisé en assurant que «la réforme avance».

L'Elysée avait déjà formellement démenti mercredi soir des informations de presse selon lesquelles la présidence de la République réfléchissait au report en 2014 de la réforme sur les rythmes scolaires issue du débat sur la refondation de l'école, priorité du quinquennat. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a jugé qu'un report d'un an «serait une décision sage si les communes ne souhaitent pas s'engager parce qu'elles n'ont pas les moyens», a dit jeudi Sébastien Sihr, secrétaire général, lors d'une conférence de presse. Dans un courrier au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Sébastien Sihr met en garde contre une réforme «précipitée et peu financée», lui demandant de s'engager «fermement» pour que les communes aient «les moyens nécessaires».

Craintes des maires sur le coût de la réforme

Les collectivités locales redoutent de devoir assumer un coût supplémentaire pour les activités péri-scolaires et les transports scolaires engendré par le retour à la semaine de 4,5 jours, abandonnée en 2008. Selon l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), le coût de la réforme pour les collectivités locales s'élève à 600 millions d'euros pour l'ensemble des enfants en année pleine. L'Association des maires de France (AMF) a été reçue jeudi à l'Elysée et a interpellé François Hollande sur «les difficultés de mise en oeuvre» de la réforme des rythmes scolaires. Les maires souhaitent «que l'Etat limite le coût de la réforme et s'interrogent sur sa prise en charge des dépenses supplémentaires induites», selon un communiqué.

Le SNUipp-FSU a publié jeudi les résultats d'un sondage révélant que seule la moitié des enseignants est favorable au retour à la semaine de 4,5 jours (contre 4 actuellement): 20% sont «tout à fait favorables», 30% «plutôt favorables», mais 19% sont «plutôt opposés» et 28% «tout à fait opposés» (3% ne se prononcent pas).