Affaire Merah: Manuel Valls n'a «peur d'aucune enquête judiciaire, parlementaire ou administrative»

POLITIQUE Le ministre de l'Intérieur répond aux familles des victimes...

C.C. avec Sipa

— 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 5 novembre 2012, à l'Assemblée générale d'Interpol, à Rome (Italie).
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 5 novembre 2012, à l'Assemblée générale d'Interpol, à Rome (Italie). — A.BIANCHI / REUTERS

Alors que les familles des victimes des tueries de Toulouse et Montauban continuent de mettre la pression sur le gouvernement afin d’obtenir une enquête parlementaire sur l’affaire Merah, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a affirmé ce vendredi sur France Info n'avoir «peur d'aucune enquête judiciaire, parlementaire ou administrative».

Dans le dernier appel en date, le père du caporal Abel Chennouf, mort à Montauban (Haute-Garonne), réclame la création d'une commission parlementaire pour faire la lumière sur les dysfonctionnements de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Dans une interview accordée au Point, il affirme que plusieurs personnalités politiques, dont Manuel Valls, ont «peur de la vérité» dans cette affaire.

«Si je commence à donner mon avis sur la justice ou sur ce que doit faire le Parlement, je viole (la) séparation des pouvoirs», a observé le ministre de l’Intérieur. «C'est au Parlement de prendre ce type d'initiatives. En tout cas, moi, je n'ai peur d'aucune enquête judiciaire, parlementaire ou administrative», a-t-il insisté.