Un rappeur condamné à 3.000 euros d'amende pour avoir injurié Hortefeux

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Les propositions avancées dimanche par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, ont pour "ligne conductrice" le "matraquage des classes moyennes", a estimé mercredi sur RTL Brice Hortefeux, le vice-président du conseil national de l'UMP.
Les propositions avancées dimanche par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, ont pour "ligne conductrice" le "matraquage des classes moyennes", a estimé mercredi sur RTL Brice Hortefeux, le vice-président du conseil national de l'UMP. — Lionel Bonaventure afp.com

Le rappeur Pascal Henry, alias Abdul X, a été condamné ce jeudi à 3.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir injurié dans une vidéo sur internet en septembre 2010, Brice Hortefeux alors ministre de l'Intérieur.

Dans cette vidéo destinée à promouvoir une chanson, le rappeur manifestait en des termes crus son souhait que le ministre lui fît une fellation. Il a ainsi été reconnu coupable du délit d'«injure publique envers un membre du gouvernement».

En revanche, le tribunal a relaxé Abdul X et un autre rappeur, Cortex, Sébastien Gozlin à l'état-civil, des poursuites du même chef dont ils faisaient l'objet pour le contenu de la chanson en question, qu'ils interprétaient ensemble.

Notant au passage que le tribunal «n'est nullement le juge de la valeur artistique de la chanson en cause», les magistrats de la 17e chambre ont estimé qu'en dépit du «caractère volontairement grossier et provocateur» des propos litigieux, ils ne «dépassent pas les limites autorisées de la liberté d'expression dans un genre musical connu pour une certaine forme d'outrance».

«Ceux qui entendent ce message ne peuvent qu'être conscients qu'il s'agit des paroles d'une chanson, ce qui implique une distanciation entre les termes mêmes, qui ne doivent pas être pris au sens propre, et leur portée réelle, qui perd ainsi son caractère outrageant», a jugé le tribunal.

La chanson comportait elle aussi notamment des propos à caractère sexuel à l'encontre du ministre de l'Intérieur.