Procès Michel Maure: L'ancien chirurgien esthétique condamné à six mois de prison

JUSTICE Il a été condamné pour «exercice illégal de la médecine»...

Avec Sipa
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Le chirurgien esthétique Michel Maure, le 2 juin 2008, au tribunal de Marseille.
Le chirurgien esthétique Michel Maure, le 2 juin 2008, au tribunal de Marseille. — M.GANGNE / AFP

L'ex-docteur Michel Maure, 63 ans, a été condamné ce mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille à six mois de prison ferme et à 10.000 euros d'amende pour «exercice illégal de la médecine».

Celui qui s'était autoproclamé «l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques du monde» a aussi été interdit définitivement d'exercer une profession régie par le Code de la santé publique au début des années 2000. Il exerçait dans une clinique administrativement fermée depuis 1995.

«Ce serait presque comique si ce n'était aussi grave»

Le procureur Ludovic Leclerc avait réclamé à son encontre 10.000 euros d'amende, une interdiction définitive d'exercer et ironisé sur les titres farfelus alignés sur sa carte de visite. «Ce serait presque comique si ce n'était aussi grave», avait martelé l'avocat de l'Ordre des médecins, Stéphane Pérel.

Le docteur Maure avait déjà été condamné le 1er avril 2009 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à quatre ans de prison, dont trois ans ferme, pour une série d'opérations de chirurgie esthétique ratées sur 96 de ses patientes.

«Conseiller en esthétique et épilateur»

Radié depuis les faits par l'Ordre des médecins, il a toujours dénoncé, en guise de système de défense, un «complot» prétendument fomenté à son encontre par ses adversaires professionnels. Il a soutenu à l'audience que les soins pratiqués étaient «des actes pré-médicaux» autorisés.

En 2005 et 2006, ne pouvant plus exercer comme médecin généraliste, il s'était mué en «conseiller en esthétique et épilateur», mais la justice a considéré que certains des actes pratiqués, notamment au laser, étaient des actes médicaux.