Le bras d'honneur de Longuet a «fait plaisir» à Marine Le Pen

POLEMIQUE La présidente du Front national se montre très critique à l'égard des demandes du président algérien, Abdelaziz Bouteflika...

Avec Sipa

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Marine Le Pen lors de son discours à la Baule, le 23 septembre 2012.
Marine Le Pen lors de son discours à la Baule, le 23 septembre 2012. — AFP PHOTO/ALAIN JOCARD

La présidente du Front national Marine Le Pen a estimé dimanche que la France ne pouvait pas se réconcilier avec l'Algérie en raison des «réclamations» formulées par le président Abdelaziz Bouteflika.

Lors d'une interview sur BFMTV, elle a reproché à François Hollande d'avoir reconnu la répression de la manifestation du 17 octobre 1961. «A partir du moment où M. Hollande mettait un genou à terre devant l'Algérie, l'Algérie avec M. Bouteflika à sa tête, exigerait qu'il se mette à plat ventre», a-t-elle déclaré. Le président français «a reconnu des centaines et des centaines de morts alors que tout ça... s'est révélé absolument bidon», a-t-elle affirmé.

«L'Algérie aujourd'hui exige que François Hollande se mette à plat ventre et qu'il fasse le mea culpa du méchant colonisateur», a déploré Marine Le Pen. Selon elle, Alger au passage présentera à Paris «l'addition financière parce que derrière cela il y a, dans l'esprit de M. Bouteflika, des histoires de gros sous».

Le bras d'honneur de Longuet lui a «fait plaisir»

Quant à une réconciliation entre l'Algérie et la France, elle a jugé qu'«on ne peut pas se réconcilier, avec les réclamations qui sont faites par M. Bouteflika».

La présidente du FN a confié avoir regardé «avec un peu de soulagement» le bras d'honneur de Gérard Longuet. «Il m'a fait plaisir», a-t-elle dit du geste de l'ancien ministre de la Défense. «Enfin un peu de franchise et de spontanéité dans la vie politique», a-t-elle salué.

«Nous n'avons pas de leçons à recevoir de M. Bouteflika», a-t-elle insisté. «L'Algérie aujourd'hui, c'est la censure, c'est l'absence de démocratie, ce sont des exactions, c'est le chômage de masse, c'est la pauvreté de masse».