TGV sud-est: Le trafic reprend ce vendredi

TRANSPORTS Une télécommande d'aiguillage aurait subi un acte de malveillance, entrainant de fortes perturbations jeudi...

avec AFP

— 

Le trafic des TGV circulant entre Paris et le sud-est de la France a été rétabli vendredi matin après une avarie sur une télécommande d'aiguillage due, selon la SNCF, à un acte de malveillance qui a provoqué jeudi soir des retards allant jusqu'à trois heures.
Le trafic des TGV circulant entre Paris et le sud-est de la France a été rétabli vendredi matin après une avarie sur une télécommande d'aiguillage due, selon la SNCF, à un acte de malveillance qui a provoqué jeudi soir des retards allant jusqu'à trois heures. — Francois Guillot afp.com

La SNCF espérait rétablir un service normal ce vendredi matin après qu'une avarie sur une télécommande d'aiguillage qui pourrait être due, selon la SNCF, à un acte de malveillance, a provoqué jeudi soir des retards allant jusqu'à trois heures, voire quatre, des TGV circulant entre Paris et le sud-est de la France.

Dans la soirée, les TGV en provenance de Marseille Saint-Charles, Genève, Perpignan, Annecy, Cannes, Grenoble, Hyères... accusaient à la gare parisienne de Lyon des retards de 1h45 à 3 heures. Un train attendu de Lyon-Perrache étant même annoncé avec un retard de 4 heures.

Des passagers fatigués et agacés

Les passagers ayant débarqué à 22h30 du train qui aurait dû arriver trois heures plus tôt de Marseille étaient fatigués et agacés, mais la situation était calme et gérée par les équipes d'accueil mises en place par la SNCF, a constaté une journaliste de l'AFP. Les agents distribuaient des bouteilles d'eau, ainsi que des formulaires pour se faire rembourser en partie le voyage.

Un couple d'enseignants reconnaissait que la SNCF avait «fait des progrès» dans l'information des passagers, mais déplorait qu'il n'y ait rapidement plus rien eu à manger dans le train, qui était censé arriver à Paris avant l'heure du dîner. Tout en souriant aux proches venus les accueillir, une mère de famille, avec ses deux garçons de 11 et 4 ans, a juste lâché un "très mal" alors qu'on lui demandait comment s'était passé le voyage.

A partir de 17h00 et dans les deux sens, les trains ont dû circuler plus lentement aux abords des aiguillages, qui ne pouvaient plus être télécommandés de Paris, entre le sud de la capitale et le nord de Lyon. Cette panne affectait également la signalisation. Une vingtaine de TGV étaient concernés, certains étant détournés des lignes à grande vitesse vers les lignes classiques.

«Chacun paie son repas, très cher»

«Quand on nous a dit qu'on allait arriver à 22h, les gens se sont précipités au bar pour acheter de quoi dîner», a également raconté par téléphone à l'AFP à Lyon Claire Birtchansky, qui se trouvait à bord du TGV 6122 parti de Toulon à 14h45 et censé arriver à Paris à 18h50. «On a de l'électricité, du chauffage, mais (...) on ne nous a même pas apporté d'eau et chacun paie son repas, très cher», ajoutait-elle.

«Les contrôleurs sont passés dans les wagons à plusieurs reprises pour nous informer de la situation», a-t-elle néanmoins reconnu. Ils ont également informé les voyageurs que la SNCF prendrait en charge les nuitées de ceux qui ne pourraient pas avoir leur correspondance. Sur Twitter, quelques passagers se montraient plutôt caustiques. «Suis dans le #TGV Marseille-Paris now. 3h de retard encore! Le paquet de chips vient de passer a 50 euros. 60 km/h en (vitesse) de pointe. Trop bien», a écrit l'un d'eux.

«L'hypothèse d’acte de malveillance est privilégiée»

«L'hypothèse d’acte de malveillance est privilégiée», a indiqué en fin de soirée dans un communiqué la SNCF, qui avait déclaré plus tôt n'exclure aucune thèse, «y compris l'acte de malveillance ou le vol de câble». «Une trentaine de techniciens et spécialistes sont mobilisés, certains venant de Tours et de Reims, afin d’effectuer les réparations qui se poursuivront durant la nuit afin de permettre la reprise du trafic de cette ligne dès demain matin», a précisé la société.

La SNCF ajoutait avoir également doublé «les équipes opérationnelles» afin de permettre «la circulation en toute sécurité des TGV impactés par la panne de télécommande sur le réseau à grande vitesse entre Paris et Lyon». Les équipes d'accueil ont aussi été renforcées par 100 agents dans les gares de Paris Gare de Lyon, Lyon Part Dieu et Marseille Saint-Charles.