Le groupuscule Génération identitaire ne sera finalement pas dissous

JUSTICE Soixante-treize militants de ce groupe d'extrême droite avaient occupé la mosquée de Poitiers samedi dernier...

Enora Ollivier

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Manifestation de Génération identitaire, le 20 octobre 2012, sur le chantier de la mosquée de Poitiers.
Manifestation de Génération identitaire, le 20 octobre 2012, sur le chantier de la mosquée de Poitiers. — AFP PHOTO/STR

La dissolution du groupuscule Génération identitaire était à l’étude depuis l’occupation par 73 de ses membres de la mosquée de Poitiers, samedi. Seulement, le gouvernement est contraint d’y renoncer, annonce France Info, pour des raisons juridiques.

Manuel Valls avait déjà indiqué que la dissolution du groupe devrait être menée «sur des fondements juridiques solides». «C'est la fragilité d'une démocratie, c'est aussi sa grandeur», avait-il expliqué mercredi lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Et, avant toute interdiction, le ministère de l'Intérieur doit mettre au jour des «éléments tangibles» contre ce mouvement, avait-il prévenu.

Une partie de la gauche –PS, PCF, Parti de gauche– avait appelé à la dissolution de Génération identitaire après sa manifestation sur la mosquée de Poitiers. Samedi dernier, 73 militants étaient montés sur le toit du bâtiment pour y déployer une banderole. Quatre d’entre eux, dont le chef de file présumé du mouvement, ont été mis en examen pour «provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe», «vols et dégradations» et «organisation d’une manifestation sans autorisation préalable».

Selon Libération, vingt manifestants de Poitiers, dont les quatre mis en examen, étaient fichés à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) pour activisme d’extrême droite et hooliganisme.