Entre 1.000 et 1.500 manifestants devant la raffinerie Petroplus

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Environ 1.000 personnes selon la police, 1.500 selon la CGT, ont manifesté jeudi dans le calme devant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) contre sa fermeture après sa liquidation prononcée mardi par la justice, qui a toutefois donné un délai -jusqu'au 5 novembre- à d'éventuels repreneurs pour déposer une offre.
Environ 1.000 personnes selon la police, 1.500 selon la CGT, ont manifesté jeudi dans le calme devant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) contre sa fermeture après sa liquidation prononcée mardi par la justice, qui a toutefois donné un délai -jusqu'au 5 novembre- à d'éventuels repreneurs pour déposer une offre. — Charly Triballeau afp.com

Environ 1.000 personnes selon la police, 1.500 selon la CGT, ont manifesté jeudi dans le calme devant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) contre sa fermeture après sa liquidation prononcée mardi par la justice, qui a toutefois donné un délai -jusqu'au 5 novembre- à d'éventuels repreneurs pour déposer une offre.

«Personne ne nous fera plier. On est des humains, donc on a de l'espoir et de la volonté pour défendre le raffinage en France et les 4.500 emplois (induits, ndlr)», qui dépendent de cette usine, a lancé Jean-Luc Brouté, de la CGT, au micro devant les manifestants. La raffinerie emploie 470 personnes.

«L'intersyndicale soutient la proposition Net Oil»

Des salariés d'Exxon-Mobil, de Renault, des fonctionnaires territoriaux, des employés de la société rouennaise de transports urbains étaient présents aux côtés de ceux de Petroplus, devant la raffinerie située dans l'agglomération de Rouen. «L'intersyndicale soutient la proposition Net Oil», dont le siège est à Dubaï, a ajouté Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC.

Cette société a annoncé, dans un communiqué commun avec l'intersyndicale, qu'elle allait redéposer une offre le 5 novembre, avec des partenaires coréens, malgré son échec mardi devant le tribunal de commerce. Selon Yvon Scornet, la seconde société qui a fait, en vain, une offre mardi, APG, basée à Hong Kong, a aussi indiqué à l'intersyndicale qu'elle allait refaire une proposition.

Si aucune solution privée n'est trouvée, l'intersyndicale demande une nationalisation. «Ceux qui disaient, avant les élections, "si nous étions au pouvoir, le problème serait réglé", aujourd'hui ils dirigent la France. Alors je voudrais les voir régler le problème», a lancé Yvon Scornet au micro.

Une motion remise au préfet

L'intersyndicale doit rencontrer des collaborateurs du président de la République vendredi soir à l'Elysée, a-t-elle indiqué. Le député PS de Seine-Maritime, Guillaume Bachelay, participera à cette réunion.

Les manifestants ont quitté la raffinerie peu avant 15h pour prendre la direction de la préfecture, où l'intersyndicale comptait remettre une motion au préfet «de façon bon enfant». Plusieurs dizaines de véhicules ont pris la direction du centre-ville de Rouen.

Selon Nicolas Vincent, délégué syndical CGT du site, les manifestants ont l'intention d'aller ensuite bloquer le terminal pétrolier Rubis, spécialisé dans l'import de produits raffinés, au Grand-Quevilly, près de Rouen.