VIDEO. L'agente SNCF insultée par l'homme aux «70k euros» pour lui avoir demandé de parler moins fort

SOCIÉTÉ ns une vidéo, un homme qui dit gagner 70.000 euros par an s'en prend à une agente de la SNCF...

M.Gr.

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Dans une vidéo publiée le 17 octobre sur Internet, un homme furtivement  filmé, s'en prend à une agente de la SNCF dans la gare de Viroflay
Dans une vidéo publiée le 17 octobre sur Internet, un homme furtivement filmé, s'en prend à une agente de la SNCF dans la gare de Viroflay — Capture YouTube

«J’en ai marre de payer 9.000 euros pour les fonctionnaires français.» La réplique cinglante provient d’une vidéo publiée sur YouTube le 17 octobre. Des images tournées par un jeune internaute, sur lesquelles on ne voit que le sol de la gare de Viroflay, sauf à un bref instant où l'objectif remonte, pour laisser découvrir un homme en long manteau beige. Si les images sont sans intérêt, le son, lui, laisse entendre un échange virulent, entre un homme, qui se dit employé chez Orange et une agente de la SNCF. Contactée par France Télévisions, la SNCF a confirmé l’information.

Durant les échanges, l’homme dit en avoir «marre de payer 9.000 euros pour les fonctionnaires français», qu’il «ne respecte plus». Très énervé, il ajoute «moi je suis supérieur à vous», puis «je gagne 70 k euros, vous êtes au Sminc, alors vous fermez votre gueule» et menace: «vous n'auriez pas votre salaire, vous feriez quoi, vous seriez à la rue», alors que l’agente SNCF demande le respect.

Parlant également de ses voyages mensuels à Saint Domingue (République dominicaine), où il dit aller pour Orange, l’homme ajoute «le week-end, je suis à la Baule». Après avoir demandé «quel est votre salaire de merde?» à l'employée de la SNCF, l'homme conclut ces presque trois minutes d’échange par un «allez pauvre connasse…»

Contacté par 20minutes.fr, Orange a indiqué que «s'il s'avérait que cette altercation a eu lieu, le groupe ne peut cautionner ce type de propos qui ne reflètent en rien les valeurs de l'entreprise». A ce stade, le service communication de l'entreprise ignorait si des recherches avaient été lancées, pour «tenter de vérifier la véracité de cette vidéo». L'entreprise, qui emploie quelque 170.000 personnes dans le monde, dont 100.000 en France, est présente dans plus de 200 pays.

«L'homme parlait très fort au téléphone»

Et si le supposé cadre d'Orange n'a pas été retrouvé, l'agente de la SNCF, a quant à elle témoigné anonymement sur RTL, indiquant «je n'en veux pas forcément à cet individu». Elle a également précisé les circonstances qui ont donné lieu à cette altercation, expliquant que l'homme, venu acheter deux billets au guichet avait dû répondre à un coup de fil. Le ton avec son interlocuteur serait alors monté. «Je me suis permis de lui dire qu'il fallait qu'il se pousse pour ne pas gêner les autres clients», explique l'agente, qui dit faire ce travail depuis une trentaine d'années. C'est alors que «c'est monté», détaille la salariée de la SNCF.

Une version des faits confirmée par la CGT. « Cela s’est passé vers 20 heures ou 21 heures, mercredi. L’homme parlait très fort au téléphone, dérangeait du monde. L’agente commerciale de la SNCF, une femme d’une quarantaine d’années, lui a demandé de parler plus doucement», détaillait en effet Frédéric Le Merrer, secrétaire général de la CGT.

Racontant que des agressions de ce genre sont quotidiennes, l'agente se veut tout de même philosophe: «Dans ma tête, y a toujours marqué: y'a un con dans une journée et ensuite quand il est passé on est tranquille».