Hollande dit faire confiance à la justice mexicaine sur le sort de Florence Cassez

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François Hollande et le président mexicain élu, Enrique Pena Nieto, ont déclaré mercredi laisser entre les mains de la justice mexicaine l'affaire Florence Cassez, qui empoisonne depuis des années les relations entre leurs deux pays.

Les deux dirigeants ont exprimé le voeu d'ouvrir une «nouvelle page» dans les relations entre la France et le Mexique, où François Hollande a déclaré vouloir se rendre en 2014. Arrêtée en décembre 2005, la Française Florence Cassez, 37 ans, a été condamnée en 2008 à soixante ans de prison pour complicité d'enlèvement au terme d'une procédure contestée, accusation qu'elle rejette catégoriquement.

L'affaire Cassez a «trop marqué les relations entre nos deux pays»

«Ce que je peux dire dès maintenant, c'est que nous respecterons scrupuleusement la décision ou les décisions qui seront prises par la Cour suprême de justice», a déclaré Enrique Pena Nieto lors d'une déclaration à la presse à l'Elysée. «Je pense que cela a marqué trop les relations entre nos deux pays dernièrement», a-t-il ajouté, exprimant sa volonté de «passer à autre chose».

François Hollande lui a fait écho, déclarant que les principes posés par son homologue étaient «également ceux de la France: l'indépendance de la justice». «Nous faisons confiance à la Cour suprême pour en terminer avec cette situation que nous jugeons douloureuse mais qui est dans la main et entre les seules mains de la justice mexicaine», a-t-il dit. «C'est une nouvelle page que nous allons écrire, la France et le Mexique», a ajouté le chef de l'Etat.