Hollande ne veut pas céder à la menace

TERRORISME François Hollande a estimé samedi que les menaces de mort proférées par un mouvement islamiste malien contre les otages français détenus au Sahel ne sauraient affecter la détermination de la France dans le dossier malien...

Avec Reuters

— 

 François Hollande à Londres le 6 septembre.
 François Hollande à Londres le 6 septembre. — HUSSEIN SAMIR/SIPA

Le président français, François Hollande, a estimé samedi que les menaces de mort proférées par un mouvement islamiste malien contre les otages français détenus au Sahel ne sauraient affecter la détermination de la France dans le dossier malien.

Des membres du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) ont menacé d'«ouvrir les portes de l'enfer» aux otages français si Paris poursuit ses appels à une intervention internationale dans le nord du Mali, occupé par des islamistes radicaux.

«Nous ferons tout pour la libération de nos otages»

Ces menaces coïncident avec la première tournée de François Hollande en Afrique, qui l'a conduit au Sénégal puis en République démocratique du Congo. «Nous avons toujours dit que nous ferions toujours tout pour permettre la libération de nos otages», a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse à la résidence de France de Kinshasa.

«Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali, pour la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces ? Je pense que c'est le contraire», a-t-il poursuivi. «C'est en montrant une grande détermination pour tenir notre ligne qui est celle de la lutte contre le terrorisme que nous pourrons convaincre les ravisseurs qu'il est temps maintenant de libérer nos otages», a-t-il encore déclaré.

François Hollande doit recevoir la semaine prochaine les familles des otages encore en captivité et celles de deux jeunes gens tués après avoir été enlevés au Niger en janvier 2011.