L’œil discret qui sort de l’eau

Contrôle e sous-marin nucléaire d’attaque permet d’observer les navires de surface sans être vu...

B.Q.

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Photo du cargo "Galahad" prise par le sous-marin nucléaire d'attaque "Saphir", au large des Baléares (Espagne) le 1er octobre 2012. Lors d'un simple contrôle de routine, le sous-marin est remonté à immersion périscopique pour identifier l'origine du bruit de moteur qui venait de la surface.
Photo du cargo "Galahad" prise par le sous-marin nucléaire d'attaque "Saphir", au large des Baléares (Espagne) le 1er octobre 2012. Lors d'un simple contrôle de routine, le sous-marin est remonté à immersion périscopique pour identifier l'origine du bruit de moteur qui venait de la surface. — Marine nationale

«Top la vue ! Il est là, il est clair. Cheminée jaune à bande grise sur l’arrière du massif, personne sur le pont, un radar de "nav" qui ne tourne pas, un "matrot" (petit mat) à l’avant, la coque est noire, antifouling rouge, personne sur l’aileron. — Temps d’indiscrétion au périscope de veille ? — 40 secondes, commandant. — C’est bon.»

Le sous-marin nucléaire (SNA) "Saphir", alerté au sonar par un bruit de moteur de navire marchand, vient de remonter à immersion périscopique pour identifier ce qui se révèle être le "Galahad", pétrolier sous pavillon de la Barbade faisant route au sud, au large des Baléares ce lundi 1er octobre 2012, sans incident. Le descriptif du bateau sera comparé à celui qui figure dans une base de données et le SNA reprendra sa route après avoir consigné la rencontre. A bord du navire-citerne, à 900m de là, personne n’a vu le périscope, fin tube dépassant la surface des flots d’un mètre environ...