Cellule terroriste: Les profils troublants des membres

TERRORISME Certains ne cachaient pas leur proximité avec les islamistes...

William Molinié

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Un membre du GIPN lors d'une intervention anti-terroriste à Cannes (Alpes Maritimes), le 6 octobre 2012.
Un membre du GIPN lors d'une intervention anti-terroriste à Cannes (Alpes Maritimes), le 6 octobre 2012. — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Des Français, âgés de 18 à 25 ans, qui ne sont pas partis s'entraîner à l'étranger, mais qui sont prêts à mourir les armes à la main… Les policiers qui interrogent en garde à vue douze membres de la «cellule» terroriste démantelée le week-end dernier à Cannes (Alpes-Maritimes), en région parisienne et à Strasbourg (Bas-Rhin), ont décelé des profils inquiétants de jeunes hommes violents dont les cibles sont les mêmes que celles des islamistes radicaux.

Consultations de sites islamistes

Les enquêteurs cherchent notamment à dresser la nature de leurs liens avec d'éventuels groupes de terroristes étrangers. Une source judiciaire a indiqué à 20 Minutes que la surveillance de leurs connexions Internet avait révélé des «consultations de sites» proches de la mouvance islamiste comme ceux des salafistes radicaux d'Ansar al-Charia, une organisation de plus en plus influente au Maghreb, rajoutée récemment à la liste noire du département d'Etat américain.

Par ailleurs, l'homme présenté comme le leader du groupe, Jérémie Louis-Sidney, tué par les policiers dans son appartement de Strasbourg (lire ci-dessous), aurait effectué «au moins un séjour suspect» cette année en Tunisie, a rapporté le journal Le Monde. Sur Facebook, certains individus interpellés ne cachent pas leur proximité avec ces milieux. Photos en tenue de combat, messages de haine, appels au Djihad… Un amateurisme qui tranche avec les profils de djihadistes sur lesquels les services de renseignements avaient l'habitude de travailler.

Plainte

Les proches de Jérémie Louis-Sidney, tué samedi à Strasbourg par les policiers alors qu'il venait d'ouvrir le feu, vont porter plainte pour «homicide volontaire», a rapporté France Info. Sa mère et sa sœur ne croient pas à la version policière.