Procès de Monflanquin: Les victimes sont «des gens normaux», d'après les experts

© 2012 AFP

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La famille de Védrines, victime présumée pendant dix ans de Thierry Tilly, principal prévenu du procès des «reclus de Monflanquin» jugé actuellement à Bordeaux, étaient

La famille de Védrines, victime présumée pendant dix ans de Thierry Tilly, principal prévenu du procès des «reclus de Monflanquin» jugé actuellement à Bordeaux, étaient «des gens normaux», selon l'expert-psychiatre Daniel Zagury.

Celui-ci n'a pas caché pas qu'au moment de faire la connaissance des onze de Védrines (l'aïeule est aujourd'hui décédée), il redoutait une famille de «dégénérés». «Eh bien non, ils sont normaux», a-t-il déclaré mardi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Celui-ci juge depuis lundi dernier la manière dont Tilly s'y est pris pour obtenir que trois générations de cette famille lui versent un total de plus de 4,5 millions d'euros de 2000 à 2009, en croyant à ses histoires de placements miraculeux et de complots dangereux.

L'expert a vu dans cette affaire une sorte «d'abus de transfert» de la part de Tilly, qui a établi avec les de Védrines une relation «marquée par l'infantilisme et l'irrationnel». «Il est adoubé et coopté, il est celui qui est supposé savoir, qui donne les preuves et les gages, l'homme providentiel», a-t-il observé.

Chez les de Védrines, «la rationalité, le sens de la critique et l'intelligence disparaissent» sous son influence: «Ils ne sont pas devenus bêtes mais leur intelligence a été mise en jachère.»

L'autre expert, Serge Bornstein, a qualifié Tilly de «mystificateur spécialisé dans l'escroquerie avec le goût du lucre», «d'être qui s'avance masqué, mais avec une absence d'anomalie psychiatrique». Dans son box, Tilly n'a pas goûté ces descriptions: «Les élucubrations des experts n'engagent que leur bêtise», a-t-il lancé.

, selon l'expert-psychiatre Daniel Zagury.

Celui-ci n'a pas caché pas qu'au moment de faire la connaissance des onze de Védrines (l'aïeule est aujourd'hui décédée), il redoutait une famille de «dégénérés». «Eh bien non, ils sont normaux», a-t-il déclaré mardi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Celui-ci juge depuis lundi dernier la manière dont Tilly s'y est pris pour obtenir que trois générations de cette famille lui versent un total de plus de 4,5 millions d'euros de 2000 à 2009, en croyant à ses histoires de placements miraculeux et de complots dangereux.

L'expert a vu dans cette affaire une sorte «d'abus de transfert» de la part de Tilly, qui a établi avec les de Védrines une relation «marquée par l'infantilisme et l'irrationnel». «Il est adoubé et coopté, il est celui qui est supposé savoir, qui donne les preuves et les gages, l'homme providentiel», a-t-il observé. Chez les de Védrines, «la rationalité, le sens de la critique et l'intelligence disparaissent» sous son influence: «Ils ne sont pas devenus bêtes mais leur intelligence a été mise en jachère.»

L'autre expert, Serge Bornstein, a qualifié Tilly de «mystificateur spécialisé dans l'escroquerie avec le goût du lucre», «d'être qui s'avance masqué, mais avec une absence d'anomalie psychiatrique». Dans son box, Tilly n'a pas goûté ces descriptions: «Les élucubrations des experts n'engagent que leur bêtise», a-t-il lancé.