La mairie de Marseille demande l'évacuation d'un camp de Roms

Avec Reuters

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La mairie de Marseille a demandé lundi l'évacuation d'une quarantaine de Roms installés dans un campement sauvage des quartiers Nord de la ville, a-t-on appris auprès de la municipalité. Selon des militants associatifs, il s'agirait des mêmes Roms qui ont été obligés de fuir jeudi dernier, sous la menace des riverains, d'un campement de fortune dont les restes ont été brûlés.

Ils ont trouvé refuge dans un entrepôt désaffecté d'où la municipalité a demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de les expulser.

«Persécution inhumaine»

«La Ville de Marseille a porté plainte, agissant ainsi dans le délai de flagrance des 48 heures permettant l'évacuation du camp par les forces de l'ordre, comme le prévoit la loi», a déclaré l'adjointe au maire de Marseille déléguée à la sécurité, Caroline Pozmentier, dans un communiqué.

Au-delà de ce délai, la circulaire interministérielle du 26 août prévoit notamment la mise en place d'un dispositif d'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites par les services de l'Etat et les acteurs locaux.

«C'est une persécution inhumaine, c'est un acharnement qui ne relève pas d'une vraie recherche de solution», a affirmé à Reuters le vice-président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) dans les Bouches-du-Rhône, Claude Aparicio. «On veut déclencher une nouvelle guerre pauvres contre pauvres. On en veut moins aux habitants qui ont agi la semaine dernière qu'au préfet et à son ministre de tutelle, Manuel Valls, qui se livrent à une chasse aux Roms», a-t-il ajouté.