Les familles Roms trouvent un toit

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Les Roms ont investi un hangar.
Les Roms ont investi un hangar. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Dimanche après-midi, la quarantaine de Roms dont le campement a été brûlé jeudi soir par des habitants de la cité des Créneaux (15e) a trouvé un abri, sans sanitaire ni point d'eau. « Les familles se trouvent dans un hangar désaffecté entre le 3e et le 15e arrondissement et elles le remettent en état, a précisé Jean-Paul Kopp, le président de Rencontres Tsiganes, une association de lutte contre les discriminations et pour l'application des droits citoyens. Ils attendent le feu vert de la préfecture pour rester dans ce lieu. »
Selon une circulaire interministérielle datant du 26 août, un dispositif de concertation pour accompagner les personnes installées sur un campement illégal est prévu dans l'attente d'une décision judiciaire et au-delà d'un délai de 48 heures. Depuis quatre jours, les familles, 40 adultes et 15 enfants dont le plus jeune à 2 mois, erraient dans la ville. D'après Médecins du monde, ces personnes ont subi une vingtaine d'expulsions en deux ans. Jeudi soir dernier, en présence de la police, elles ont été contraintes de fuir leur campement face aux riverains les accusant de vols. « Certains avaient des barres de fer, un autre un bidon d'essence », témoignent les familles. « Il n'y a pas eu de contraintes physiques, nuance Jean-Paul Kopp. Mais elles ont senti un besoin urgent de partir. » Les habitants ont ensuite incendié le camp. à Marseille, AMANDINE RANCOULE