Tuerie de Chevaline: Saad al-Hilli possédait une maison en France et comptait la vendre

ENQUÊTE e bâtiment, dans un petit village de Gironde, a été inspecté par les enquêteurs...

Julien Ménielle

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Photo non-datée de Saad al-Hilli, 50 ans, victime présumée de la tuerie de Chevaline survenue le 5 septembre 2012.
Photo non-datée de Saad al-Hilli, 50 ans, victime présumée de la tuerie de Chevaline survenue le 5 septembre 2012. — Mark St George / Rex Features / SIPA

L’enquête sur la tuerie de Chevaline semblait en sommeil, mais elle pourrait rebondir. Saad al-Hilli possédait une maison à Saint-Macaire, en Gironde, qu’il comptait vendre et qui a fait l’objet de «vérifications de routine» de la part des enquêteurs. Le parquet d’Annecy a par ailleurs annoncé ce vendredi qu’une équipe commune d'enquête franco-britannique allait être créée sous l'égide de l'agence européenne de coopération judiciaire Eurojust, afin de lever les lourdeurs juridiques ralentissant les investigations.

«Je l'ai toujours vu seul»

«De mémoire, ce monsieur a acheté cette maison, qui était une ruine, à la fin des années 1990, en 1997 ou 1998», se souvient son voisin Vladimir Charov dans Sud-Ouest. Dans le village, on se souvient que le père de famille était venu souvent faire des travaux pour tenter de réparer les planchers, la toiture ou installer l’électricité.

«Je l'ai toujours vu seul. Je ne sais pas du tout où il logeait, mais ce n'était certainement pas dans sa maison», ajoute Vladimir Charov. Un jour, Saad al-Hilli semble avoir renoncé, et n’est plus jamais revenu dans le petit village de Saint-Macaire. L’ingénieur aurait tenté depuis de vendre sa maison, en vain.