Des garanties promises sur les écoutes téléphoniques

Avec Reuters

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Une commission administrative indépendante et les magistrats seront consultés avant la mise en place d'ici au printemps 2013 d'un nouveau système centralisé gérant les écoutes téléphoniques judiciaires et la surveillance électronique, a promis jeudi le cabinet de la ministre de la Justice.

Le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, a écrit mardi à Christiane Taubira pour demander une information et des précautions quant à ce projet de l'ancien gouvernement de droite qui consiste à confier à la société privée Thales la gestion de ce système à partir de ses locaux. «Le ministère de la Justice ne mettra jamais en œuvre une telle application sans l'avoir soumise à un avis de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL)», a dit à Reuters un porte-parole du ministère de la Justice.

 Les utilisateurs, sans doute les syndicats de magistrats, devraient aussi être associés à la mise en œuvre de cette plate-forme.  Ce dispositif doit remplacer un système actuellement composé de plateformes locales situées dans les commissariats et gendarmeries et gérées par des sociétés privées. La justification première est de réaliser des économies. Le SM a demandé à Christiane Taubira une «information complète» sur le fonctionnement, le coût et les garanties de ce projet qu'il dit avoir découvert dans la presse, et lui avait demandé de saisir la CNIL. Des contacts informels ont été pris déjà avec cette instance, dit-on de source proche du dossier.