Le remboursement des pilules de 3e génération remis en cause

SANTÉ elon la Haute autorité de santé, les pilules contraceptives de dernière génération augmenteraient le risque de développement de caillots sanguins...

M.Gr.

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Des tablettes de pilules contraceptives.
Des tablettes de pilules contraceptives. — AFP PHOTO/MYCHELE DANIAU

Et si certaines pilules contraceptives n’étaient pas bonnes pour la santé? Alors qu’un livre du professeur Philippe Even, à paraître jeudi, pointe l’inutilité voire la dangerosité de certains médicaments, la chasse aux molécules inefficaces semble être déjà engagée.

Selon Le Parisien, la Haute autorité de santé (HAS), qui reçoit ce mercredi les fabricants de pilules de troisième génération, devrait en effet leur signifier que le service médical rendu (SMR) par ces pilules contraceptives est insuffisant.

Remboursées à hauteur de 65%

Cela signifie que, si dans les huit jours, les fabricants n’ont pas apporté la preuve de l’efficacité de leurs produits, ceux-ci  pourraient se voir infliger un «avis négatif» par la HAS.

Avis qui sera ensuite transmis au ministère de la santé, qui sera alors chargé de décider si ces pilules, dont certaines sont remboursées à hauteur de 65%, pourront toujours l’être. Et généralement, lorsque le service médical rendu n’est pas suffisant, le ministère choisit le déremboursement, souligne Le Parisien.

Deux à trois fois plus de risques

Si l’avantage de ces pilules de troisième génération était de ne pas provoquer de problèmes de peau ou de faire moins grossir, comme c’était le cas de la deuxième génération, elle présenterait en revanche pour les femmes deux à trois fois plus de risque de développer des caillots dans le sang, appelés thromboses. Des décès ont également été répertoriés, avec un lien de causalité lié à ces pilules.

Devant de tels risques, l’Agence nationale de sécurité du médicament estime que les femmes qui utilisent ces pilules de troisième génération ne doivent pour autant arrêter leur traitement. Selon Le Parisien, l’ANS les inviterait plutôt à consulter leur gynécologue.