Le FLNC revendique les attentats en Corse contre la grande distribution

avec AFP

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Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué jeudi les attentats commis lundi dernier contre sept magasins de la grande distribution dans l'île, dans un communiqué authentifié remis au magazine d'information Corsica.
Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué jeudi les attentats commis lundi dernier contre sept magasins de la grande distribution dans l'île, dans un communiqué authentifié remis au magazine d'information Corsica. — Pascal Pochard-Casabianca afp.com

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué ce jeudi les attentats perpétrés lundi dernier contre sept magasins de la grande distribution dans l'île, dans un communiqué authentifié remis au magazine d'information Corsica. Le FLNC déclare que cette série d'actions contre la grande distribution «s'inscrit dans le droit fil des luttes sociales et syndicales de notre peuple face aux relais multiples du colonialisme français en Corse».

L'organisation armée clandestine justifie ces attentats par les prix pratiqués par la grande distribution «qui n'ont jamais été aussi élevés en Corse», en parlant «de hausses sans aucune mesure avec les nécessités de la saison touristique».

Une vingtaine d'attentats revendiqués

Le FLNC, opposé à «toute nouvelle implantation de grande surface» au détriment «du commerce de proximité corse», ajoute que «le peuple corse n'a pas vocation à supporter les excès des appétits des grands actionnaires de la grande distribution». Quatre supermarchés Leclerc, deux de la marque Casino et une grande surface d'articles de sport de la chaîne Décathlon avaient été plastiqués dans la nuit de dimanche à lundi.

Le FLNC a lancé un ultimatum à ces enseignes, «tenants du profit à tout prix», de «baisser significativement les prix pratiqués (...) avant le mois de décembre 2012».

Depuis le début de l'année, l'organisation clandestine a revendiqué une vingtaine d'attentats en mai contre des résidences secondaires dans diverses régions de l'île et le plasticage en juillet à Balistra (Corse-du-Sud) contre un complexe immobilier appartenant à un banquier parisien, accusé de faire de la spéculation.