Les mutuelles étudiantes au piquet

— 

S. ORTOLA / 20 MINUTES

« Les mutuelles méritent un bonnet d'âne. » Une sentence prononcée mercredi par Alain Bazot, président de l'UFC, qui présentait une étude sur le sujet. Réalisée à partir d'une enquête de satisfaction en ligne menée entre la mi-juillet et la mi-septembre auprès de 837 étudiants, elle dévoile les travers des mutuelles étudiantes.
Premier grief : l'information opaque délivrée aux étudiants. Plus d'un tiers d'entre eux ne savent pas que les mutuelles gèrent à la fois la Sécu obligatoire pour les étudiants et la partie complémentaire (non obligatoire). De plus, 57 % n'ont pas compris que le niveau de remboursement, pour la partie Sécurité sociale, est le même quel que soit leur choix de mutuelle.
Autre critique de l'UFC : « Hormis pour les garanties basiques, les mutuelles étudiantes sont peu compétitives », résume Alain Bazot. Selon l'association de consommateurs, les complémentaires en ligne classiques seraient 30 % moins chères. Quant aux prestations fournies, le bât blesse aussi, selon l'UFC. Ainsi, un tiers des étudiants attendent plus de trois mois leur carte Vitale et ne peuvent pas bénéficier du tiers payant. Enfin, toutes les complémentaires étudiantes comporteraient des clauses abusives selon l'UFC, comme l'obligation du prélèvement comme mode de paiement ou des délais trop courts pour la déclaration des sinistres. Pour guider les étudiants dans le choix de leur complémentaire, l'UFC a mis en ligne ce mercredi un kit pratique sur www.quechoisir.org/santé.Delphine Bancaud