« Il faut évaluer le risque de ces produits »

Propos recueillis par Lucie Romano

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Virginie Belle.
Virginie Belle. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Deux à trois millions de vies sont épargnées chaque année dans le monde grâce aux vaccins, selon l'OMS. Mais une partie des Français demeurent réticents à la vaccination, redoutant par exemple l'impact des adjuvants à base d'aluminium… Dans son livre Faut-il faire vacciner son enfant ? qui paraît ce jeudi, Virginie Belle, journaliste, « mère et citoyenne », appelle à un débat public et à une plus grande transparence des autorités.

Qu'est-ce qui empêche

cette transparence ?
D'une part, les conflits d'intérêts au sein des instances de décision. Tant que les experts ne seront pas indépendants, on manquera d'objectivité sur les politiques vaccinales. Par ailleurs, en France, on ne considère pas le vaccin comme un médicament comme les autres. Depuis Pasteur, il bénéficie d'une aura inattaquable.
Y a-t-il des bons et des mauvais vaccins en France ?
Avec la politique de la taille unique, on a vacciné l'ensemble des enfants avec un même produit. On doit ré-individualiser l'acte vaccinal pour qu'il soit le plus performant, le plus inoffensif et le plus sûr possible.
Vous apportez un éclairage
international surprenant…
Les autorisations de mise sur le marché étant délivrées au niveau européen, je pensais qu'il y avait une homogénéité. Or, en France, nous avons par exemple une dose de DTCP* de plus que la Grande-Bretagne, sans qu'il y ait de différences au niveau épidémiologique. Pourquoi vaccine-t-on 800 000 enfants avec cette dose supplémentaire ? Ce serait normal de répondre à ce genre de questions en France.
Qu'en est-il des victimes
d'effets secondaires graves ?
C'est la double peine. Elles souffrent déjà d'avoir été blessées en voulant se protéger, ne sont pas indemnisées, et sont taxées d'antivaccinalistes pour les évacuer du débat. Notre société a le devoir de les considérer et d'évaluer objectivement le risque de ces produits. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

le vaccin passé au crible

Avec Faut-il faire vacciner son enfant ?(Max Milo, 430 p., 18 €), l'auteur de Quand l'aluminium nous empoisonne (Max Milo,2010) lève le voile sur le système vaccinal.