VIDEO. «Dragon Ball Super», c'est fini... mais c'était comment?

ANIME Le dernier épisode «Dragon Ball Super» a été diffusé dimanche soir au Japon, enfin le dernier avant un film événement fin 2018 et un possible retour en 2019...

V. J.

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«Dragon Ball Super», nouvelle série et suite directe de «Dragon Ball Z»
«Dragon Ball Super», nouvelle série et suite directe de «Dragon Ball Z» — Studio Shueisha / Toei Animation

Qui battra Jiren ? Freezer, C-17 ou un Goku mal en point ? Vous n’êtes pas au courant, Dragon Ball Super tire sa révérence dimanche au Japon avec l’épisode 131 et la fin du tournoi pour la survie de l’univers qui tient en haleine les fans depuis un an. Un nouveau film - le vingtième ! - est d’ores et déjà prévu pour fin 2018, et un retour de la série évoqué pour 2019, mais l est temps de faire le bilan de cette suite de Dragon Ball Z, diffusée sur Toonami et NT1 en France.

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Des débuts difficiles

Si DBZ a connu d’autres suites et dérivées, avec notamment la série Dragon Ball GT, la remastérisation Dragon Ball Z Kai et un OAV pour les 40 ans du magazine Weekly Shônen Jump, Dragon Ball Super est considérée comme la seule suite officielle, de par l’implication de l’auteur du manga original, Akira Toriyama. D’ailleurs, les premiers épisodes revisitent les évènements des deux films qu’il avait déjà supervisés : Battle of Gods avec le réveil du Dieu de la destruction Beerus, et La Résurrection de 'F' avec le retour de son meilleur ennemi Freezer. Mais le début de la série fait surtout parler de lui pour sa réalisation douteuse, avec designs grossiers et animation d’un autre âge. La qualité sera de retour au fil des épisodes, d’ailleurs retravaillés pour la sortie DVD/Blu-ray.

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Une nouvelle mythologie

Si Dragon Ball Super joue la redite pendant une vingtaine d’épisodes, ce n’est pas par paresse créative, mais au contraire, parce qu’Akira Toriyama voit les choses en grand. Il unifie et étend son univers, et en fait ses univers. C’est la révélation et la révolution de la série, Goku, ses amis et ses ennemis jusque-là connus appartiennent à l’un des douze univers, tous dirigés par le mystérieux Zen’o, et chacun avec son Kaïô-Shin, ou Dieu de la création, et son Hakaï-Shin, ou Dieu de la destruction. Mais avec aussi des anges, des apprentis et toutes sortes de combattants. C’est ainsi une galerie impressionnante de personnages qui est proposée, et qui s’affronte joyeusement dans un tournoi organisé à la demande de Goku et auquel participent tous nos héros préférés : Vegeta, Krilin, Piccolo, Freezer, Majin Boo… Bon, ok, il manque Yamcha.

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Black Goku

Si le dernier arc, le tournoi pour la survie de l’univers, est le gros morceau de Dragon Ball Super, il est possible de lui préférer le précédent dit de « Trunks du futur ». Après la saga de Cell dans DBZ, Trunks adulte est de retour pour prévenir d’un nouveau danger : Black Goku. Soit un Goku méchant et habillé en noir. Qui est-il ? Un personnage à part entière, un avatar ou Goku lui-même ?

Cet arc ne dure qu’une vingtaine d’épisodes, mais réussit à créer un véritable suspense sur l’identité de ce Black Goku et à renouveler les enjeux habituels de DBZ. Car Dragon Ball Super pose la question de l’obsession, et l’arrogance, de Goku à vouloir toujours être plus fort, le plus fort. Au point de passer du côté obscur ?

Super Saiyan Blue Kaïô-Ken X20

Toujours est-il que nouvelle mythologie dit nouvelles transformations, et Akira Toriyama s’est fait plaisir. Si vous vous étiez arrêté au Super Sayan 3 avec les cheveux longs et jaunes de DBZ ou même au Super Sayan Divin de Battle of Gods, vous risquez d’être perdu, car c’est le bordel, les Sayans passent du bleu au rose, du mode Rage au mode Berserker, avant d’atteindre l’Ultra Instinct qui dans sa forme complète est la transformation la plus puissante de Goku. Avec des cheveux blancs. C’est peut-être l’âge.