«Un gars, une fille»: «Je ne touchais que le tiers du salaire de Jean Dujardin», confie Alexandra Lamy

PARITE Jean Dujardin a menacé de quitter la production pour cette raison…

Anne Demoulin

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Alexandra Lamy et Jean Dujardin incarnaient Chouchou et Loulou dans «Un gars, une fille».
Alexandra Lamy et Jean Dujardin incarnaient Chouchou et Loulou dans «Un gars, une fille». — WARRIN/SIPA

Chouchou ne gagnait qu’un tiers du salaire de Loulou ! Quinze ans après la fin d’Un gars, une fille, Alexandra Lamy a révélé avoir gagné un salaire très inférieur à son partenaire, Jean Dujardin, pour un rôle d’importance égale durant les neuf premiers mois du tournage de la mini-série diffusée à partir d’octobre 1999 sur France 2.

« Pour Un gars, une fille, je ne touchais que  le tiers du salaire de Jean Dujardin, alors que la série était produite par trois femmes et qu’on avait une directrice des programmes », a-t-elle révélé dans une interview au média belge La Dernière Heure, dans lequel elle s’exprime au sujet de son combat pour garantir la parité des salaires et des aides publiques entre les hommes et les femmes dans le cinéma français. « S’il faut malheureusement passer par des quotas pour garantir la parité dans les productions, eh bien, il faut le faire », a-t-elle défendu.

Jean Dujardin « a exigé que je gagne la même chose que lui »

« Au bout de huit ou neuf mois, j’en parle à Jean. Il était d’autant plus scandalisé que c’était souvent moi qui réécrivais les textes ou les adaptais. Je faisais plus de boulot que lui et je touchais nettement moins », poursuit-elle.

Jean Dujardin est monté au créneau : « il s’est rendu dans le bureau des productrices et a exigé que je gagne la même chose que lui, sinon il quittait le programme. » « Les hommes étaient plus scandalisés que les femmes par cette situation. C’est pour ça que j’ai du mal à me dire féministe. Je suis citoyenne du monde. Mais, sans geste fort, la cause des femmes n’avancerait pas. Donc, il faut imposer ces quotas. »