VIDEO. Festival de la fiction TV de La Rochelle: « Transferts », « Top of the Lake »... Les séries d'Arte à ne pas manquer cette année

PROGRAMMATION A l’occasion du Festival de la fiction TV, Arte a présenté les séries attendues cette saison et celles en développement…

De notre envoyée spéciale à La Rochelle, Anne Demoulin

— 

La série «Transferts» a été récompensée à Series Mania 2017.
La série «Transferts» a été récompensée à Series Mania 2017. — Filmagine / Panama Productions

Pour ses séries, Arte vise la singularité avec une programmation placée « sous le double signe de l’éclectisme et de l’Europe », comme le soulignait ce jeudi le directeur de la fiction de la chaîne Olivier Wotling au Festival de la Fiction TV de La Rochelle lors de la présentation de la saison 2017-2018. Tour d’horizon des séries très prometteuses que nous réserve la chaîne franco-allemande.

P’tit Quinquin se fait appeler Coin coin

Arte « met l’accent sur la comédie » avec Kim Kong, disponible en replay. Une comédie douce-amère dans laquelle un cinéaste (Jonathan Lambert) se fait kidnapper par un dictateur asiatique fou pour tourner un improbable remake de King Kong à la gloire du régime.

P’tit Quinquin revient, mais il faut l’appeler Coin coin. Dans Coin coin et les Z’inhumains, notre héros sera confronté à une entité extraterrestre. Le prétexte pour une parabole ubuesque sur la xénophobie, signée Bruno Dumont. Ça promet d’aller « encore plus loin » dans le délire.

Parfois, Loulou prend la pilule, parfois, non. Epaulée par ses 3 meilleurs amis, la voilà enceinte. Un sujet vieux comme le monde, traité avec beaucoup de fraîcheur dans Loulou, prix de la meilleure série Web et digitale à Séries Mania 2017, en compétition officielle à La Rochelle. 

>> La bande-annonce vous a plu? Vous pouvez regarder la saison complète en cliquant ici.

Mise en ligne ce lundi. J’ai deux amours, « comédie de marivaudage moderne », également en compétition officielle à La Rochelle, suivra un homme amoureux d’un homme et d’une femme.

La saison 2 de « Top of the Lake », le « phare de la fin d’année »

Après avoir fait sensation sur la Croisette, Top of the Lake : China Girl de Jane Campion avec Elisabeth Moss, Nicole Kidman et Gwendoline Christie sera l’événement « phare de la fin d’année ». Diffusion prévue en décembre.

La nouvelle série du créateur de « Borgen »

Arte mise sur les coproductions européennes, avec des séries très attendues comme la saison 2 du thriller géopolitique Occupied ou le lancement de la nouvelle série du créateur de Borgen, Adam Price, Ride Upon the Storm. « Un Caïn et Abel moderne », selon ce dernier, qui suivra une famille de pasteurs au Danemark. « Cette série montre le besoin de sens, de spirituel dans nos sociétés », estime Olivier Wotling. La coproduction franco-allemande Eden, créée par Edward Bergen, à qui l’on doit Deutschland 83, traitera de la crise des migrants au travers des destins croisés.

En tournage, cinq coproductions européennes, « un record » pour la chaîne, dont deux séries avec des nouveaux pays : l’Italie et l’Espagne, intitulées Le Miracle et Hierro. La première confrontera ses personnages à une Madone qui verse des larmes de sang. Dans la seconde, qu’un plongeur découvrira un cadavre enfoui dans une grotte sous-marine sur l’île espagnole de Hierro.

De l’anticipation, made in France

Les séries d’anticipation françaises se portent bien. Altération, création numérique disponible sur l’appli Arte360, raconte la numérisation de l’inconscient d’un cobaye par une intelligence artificielle.

Transferts, récompensée à Séries Mania 2017, suit un homme dont l’esprit a été transféré dans le corps d’un autre. Nul doute qu’elle fasse autant parler que Real Humans.

Ad vitam, série tournée actuellement, avec Yvan Attal évoque un monde dystopique qui repousse les limites de la mort.

Des contes pour les grands

Il était une seconde fois de Guillaume Nicloux, en préparation, racontera comment un homme (Gaspard Ulliel) va essayer de reconquérir sa femme en allant dans le passé. L’Aurore de Laetitia Masson est un conte sombre sur l’enfance et la reconstruction. Diffusion en 2018.

De quoi frémir au soleil ou au froid

Maroni, présentée hors compétition au festival de la fiction TV, suit une jeune gendarme, fraîchement débarquée à Cayenne, qui enquête sur le meurtre sauvage d’un couple et l’enlèvement de leur fils. « Une plongée dans l’imaginaire guyanais », promet Olivier Wotling. Il sera également question d’enlèvement d’enfant dans la série australienne Seven Types of Ambiguity.

Le Quatrième homme raconte une sanglante prise d’otages à l’ambassade ouest-allemande de Stockholm, menée en 1975 par la Fraction armée rouge. Un bon polar suédois en perspective, diffusé en novembre.

La série québécoise Fatale Station raconte l’installation de Sarah dans un village isolé du Québec. « Une série qui emprunte les codes du western et le ton de Twin Peaks », résume Olivier Wotling. Bref, un programme bien alléchant !