Des chercheurs de l'université d'Hasselt ont implanté avec succès la première mâchoire «imprimée ne 3D».
Des chercheurs de l'université d'Hasselt ont implanté avec succès la première mâchoire «imprimée ne 3D». — DR

SCIENCES

Des chirurgiens implantent la première mâchoire «imprimée en 3D»

La pratique pourrait se démocratiser...

Quelle est la méthode la plus efficace pour construire une mâchoire artificielle complexe? L'imprimer à partir d'un modèle virtuel, bien sûr. Aux Pays-Bas, une femme de 83 ans été la première à recevoir un implant réalisé grâce aux progrès de l'impression 3D, ont annoncé lundi des chercheurs de l'université d'Hasselt.

 

Comme le montre la vidéo ci-dessus (sans son), la procédure a eu lieu en quatre étapes. D'abord, un modèle détaillé est réalisé sur ordinateur, en scannant la mâchoire de la patiente. Puis, le PC transmet les instructions à une tête laser, qui sculpte l'objet dans un bac de poudre métallique, couche après couche –une opération qui prend moins de deux heures. Enfin, la mâchoire artificielle est durcie au chalumeau et recouverte d'un alliage biocéramique, puis implantée chez la patiente sous anesthésie générale.

 

33 couches pour 1 mm de mâchoire

L'opération tient autant de la médecine que de l'ingénierie. L'impression 3D permet d'atteindre un niveau de précision inégalé pour de tels modèles poreux et articulés: 33 couches sont empilées pour produire 1mm de haut de mâchoire.

 

Selon le professeur Wauthle, les avantages de cette technique sur les reconstructions traditionnelles sont nombreux. «Le modèle est véritablement réalisé sur mesure et les temps d'hospitalisation sont plus courts, réduisant les coûts», explique-t-il.