L'espace va rester un secteur d'avenir rentable

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L'espace restera un secteur en croissance et un investissement rentable dans les décennies à venir, a estimé jeudi le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Yannick d'Escatha.
L'espace restera un secteur en croissance et un investissement rentable dans les décennies à venir, a estimé jeudi le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Yannick d'Escatha. — Jm Guillon afp.com

L'espace restera un secteur en croissance et un investissement rentable dans les décennies à venir, a estimé jeudi le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Yannick d'Escatha.

Depuis sa création voici 50 ans, "le CNES n'a pas pris une ride et il nous reste encore plein de choses à faire. L'espace est un secteur jeune, appelé à se développer", a déclaré le patron de l'agence spatiale française lors d'une conférence de presse.

Télécommunications, télévision haut débit, météo, navigation par satellites. Le secteur spatial est devenu "indispensable à la vie quotidienne" et il sera "tiré par des quantités d'applications en aval", ce qui en fait un domaine d'activité "très rentable : chaque euro dépensé en génère plus de vingt", a ajouté M. d'Escatha.

En outre, l'espace continue "à faire rêver tout le monde. Les satellites sont les futurs Christophe Colomb et les protecteurs de la vie sur Terre" grâce à leurs grandes facultés d'observation des phénomènes climatiques, a-t-il lancé. Pour le président du CNES, "si on veut garder la Terre habitable, cela passera par ces outils".

Concernant les "défis" qui attendent l'agence spatiale française en 2012, il a cité notamment le premier lancement de Vega, le lanceur léger européen dont le tir inaugural est programmé le 9 février depuis le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou.

"Lanceur très innovant", dont le premier étage à propulsion solide a été conçu par le CNES, la fusée Vega peut mettre en orbite une charge utile d'environ 1,5 tonne à 1.000 km d'altitude. Or jusqu'à ce jour, l'Union européenne "ne dispose pas d'un lanceur léger alors que l'Europe produit précisément ce genre de petits satellites" dédiés à l'observation de la Terre, du climat, etc, a relevé Yannick d'Escatha.

Le 9 mars, c'est l'ATV 3 Edoardo Amaldi qui doit être lancé depuis Kourou pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS). C'est le CNES qui assure depuis son centre de Toulouse le pilotage de l'ATV jusqu'aux manoeuvres automatiques de raccordement à l'ISS, a-t-il souligné.

Les équipes du CNES piloteront également "en direct" l'un des instruments de haute précision embarqués sur le robot Curiosity de la Nasa, qui doit commencer à explorer la planète Mars à partir du mois d'août.

Pour l'année à venir, le CNES dispose d'un budget de 760 millions d'euros, comme en 2011, qui atteint 835 millions si l'on ajoute les financements du gouvernement au titre du "grand emprunt".