Endeavour doit s'envoler avec une très précieuse cargaison

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La navette Endeavour dont les préparatifs en vue d'un lancement vendredi ont repris, va acheminer vers l'ISS un spectromètre de deux milliards de dollars qui pourrait permettrait de percer l'un des grands mystères de l'univers, comme l'existence de l’antimatière ou de la nature de la matière noire invisible.

C'est la première fois qu'un spectromètre magnétique est envoyé dans l'espace.

Quelque 750.000 personnes, dont le président Barack Obama, sont attendues à Cap Canaveral pour tenter d'apercevoir le décollage de la navette vers la Station spatiale internationale (ISS) prévue à 19H47 GMT avec six astronautes à bord, dont un Italien, pour son ultime voyage orbital.

Ce sera aussi l'avant-dernier vol d'un orbiteur. Atlantis, qui sera lancée fin juin, sera la dernière navette à voler dans l'espace.

Les préparatifs en vue du lancement de la navette ont repris normalement après plusieurs heures de retard en raison d'un orage violent sur le Centre spatial Kennedy, a indiqué le porte parole Allard Beutel.

Ce front orageux avec de fortes pluies avait rendu incertain la poursuite du compte à rebours et fait craindre un report de 24 heures du lancement.

"Il n'y a pas de dégât et nous sommes bon pour demain avec seulement un peu de retard dans le déroulement des préparatifs", a-t-il dit à l'AFP.

Les équipes techniques devaient commencer à procéder à la rotation de la structure de service englobant Endeavour, afin de pouvoir la dégager pour le lancement, à 23H45 locales (02H45 GMT vendredi), a confirmé Allard Beutel.

Le retrait de cette structure ("rotating service structure"), qui permet tel un échafaudage d'accéder à l'extérieur de la navette durant les préparatifs, devait être exécutée au plus tard vers minuit pour ne pas compromettre le compte à rebours.

Le début du remplissage du réservoir externe d'Endeavour, avec près de deux millions de litres d'hydrogène et d'oxygène à très basse température, reste prévu vendredi à 10H22 GMT (06H22 locales).

Plus tôt jeudi, les prévisions météorologiques ont été revues légèrement à la baisse pour le moment du décollage d'Endeavour.

Les probabilités de conditions permettant un décollage ont ainsi été ramenées de 80 à 70%, a dit Kathy Winters, principale météorologue de la base aérienne de Cap Canaveral (Floride, sud-est) précisant qu'il y avait un risque de vents latéraux excessifs sur le pas de tir et de plafond nuageux trop bas.

Si le lancement était repoussé à samedi, les probabilités d'une météo favorable sont de 70%.