La Nasa largement épargnée par les coupes dans le compromis budgétaire

© 2011 AFP

— 

La Nasa a été très largement épargnée par les coupes dans le compromis budgétaire pour 2011 conclu in extremis pour éviter une paralysie de l'administration fédérale et adoptée jeudi par le Congrès américain.

L'enveloppe de 18,5 milliards de dollars pour l'Agence spatiale approuvée pour l'exercice fiscal en cours qui expire le 30 septembre est quasiment équivalent à ce que la Maison Blanche requiert pour 2012.

Dans sa proposition de budget pour la prochaine année fiscale (2012) débutant le 1er octobre, et soumis au Congrès en février, le président Barack Obama propose 18,7 milliards pour la Nasa, soit une baisse de 1,6% par rapport à ce que l'administration a requis pour 2011.

M. Obama propose de geler le budget de l'agence fédérale à ce même niveau et de le reconduire annuellement jusqu'en 2016 dans le cadre des efforts de réduction du déficit budgétaire américain.

"Cette enveloppe de 18,5 milliards de dollars pour la Nasa en 2011 permet de financer entièrement le nouveau programme d'exploration spatiale qui a été authorisé", selon le texte du budget adopté par les deux chambres du Congrès.

Le patron de la Nasa Charles Bolden a salué ce vote dans un communiqué.

"Ce budget nous permettra de maintenir le leadership de l'Amérique dans les vols spatiaux habités, l'exploration spatiale et la découverte scientifique", a affirmé M. Bolden, un ancien astronaute et commandant de bord de la navette spatiale.

"Avec les fonds alloués nous allons continuer à développer aggressivement un nouveau lanceur spatial lourd et une capsule pour transporter des astronautes ainsi que les capacités du secteur privé pour développer une fusée et un vaisseau spatial capable d'emporter des Américains et du fret" sur orbite, a-t-il ajouté.

La fin du programme des navettes spatiales en juin va contraindre les Etats-Unis à dépendre exclusivement des capsules Soyouz russes pour acheminer leurs astronautes à la Station spatiale internationale (ISS) au prix de 50 millions de dollars le siège et ce jusqu'à ce qu'un successeur américain de l'orbiteur puisse prendre la relève ce qui n'est pas attendu avant 2015.