A bon danseur, bon géniteur ?

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Un doute sur les capacités de monsieur à transmettre de bons gènes ? Entraînez-le sur une piste de danse. Selon une étude menée pendant près de dix ans en Jamaïque, une équipe de chercheurs américains est parvenue à démontrer que le fait de danser n’est pas une simple distraction mais une activité déterminante dans l’évolution de l’espèce humaine. En effet, chez le jeune homme, les compétences de danseur sont fortement corrélées avec son degré de stabilité développementale et son adaptation à son environnement. Ces qualités, très importantes pour l’espèce même si elles ne sont pas aussi visibles que les qualités de danseur, sont en partie déterminées par le patrimoine génétique de l’individu. Comme l’avait pressenti Charles Darwin, la danse semble agir chez l’homme comme un signal de sélection sexuelle, comme la roue chez le paon. Elle permet aux jeunes femmes de choisir le partenaire qui a le plus de chances de transmettre de « bons » gènes à leur descendance.