Une protéine pourrait aider à combattre la maladie d'Alzheimer

P.B.

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Représentation de l'activité cérébrale
Représentation de l'activité cérébrale — DR

Pourquoi certains souvenirs restent gravés à vie dans notre cerveau quand d'autres disparaissent presque instantanément? Il semble qu'une protéine baptisée IGF-II (pour Insulin growth factor II) joue un rôle clé, selon une étude parue jeudi dans le magazine Nature.

Selon des scientifiques du l'école de médecine du Mont Sinaï de New York, cette molécule, notamment impliquée dans la croissance cellulaire, peut «booster» nos capacités cognitives comme la mémoire.

Effets secondaires potentiellement néfastes

Les chercheurs ont «dressé» des rats pour qu'ils évitent une zone sombre de leur cage, via de légers chocs électriques. Selon la dose de IGF-II reçue, certains animaux évitaient la zone dangereuse pour une longue durée, tandis que d'autres y retournaient immédiatement.

«C'est très très excitant», s’enthousiasme Li-Huei Tsai, du MIT, qui a copiloté l'étude. Mais elle prévient, la protéine «peut accélérer la croissance des cellules cancéreuse». Sur la radio publique NPR, elle expliquait mercredi espérer «que personne ne l'injecte» directement chez l'humain.

Malgré tout, cette découverte pourrait, selon elle, ouvrir la voie à des traitements pour des maladies qui affectent la mémoire, comme Alzheimer. Des personnes victimes de traumatismes graves pourraient également bénéficier d'avancées dans le domaine.