A l’assaut de l’étoile du berger

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Si aucun incident de dernière minute ne vient troubler le compte à rebours, la sonde européenne Venus Express sera lancée aujourd’hui à 4 h 33 (heure de Paris) du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan). C’est le premier engin que l’Agence spatiale européenne (ESA) envoie pour étudier la planète Vénus, aussi appelée étoile du berger. Embarquée sur une fusée Soyouz-Frégate, la sonde mettra environ cinq mois pour atteindre Vénus et se placer en orbite autour d’elle. La mission est prévue pour durer deux jours vénusiens... soit 486 jours terrestres. Et si les ressources de la sonde spatiale le permettent, la mission pourra être prolongée jusqu’à 1 185 jours. Les astronomes espèrent ainsi percer les nombreux mystères de notre plus proche voisine. Après la Lune, Vénus est l’astre le plus visible du ciel nocturne. Pourtant, bien qu’elle soit deux fois plus proche de nous que la planète Mars, les astronomes connaissent beaucoup moins bien l’étoile du berger que la Planète rouge. A la différence de Mars, Vénus est en effet entourée d’une épaisse atmosphère qui dissimule sa surface et la rend particulièrement inhospitalière, même pour des engins inhabités. Vénus Express a pour mission d’étudier en détail l’atmosphère et son interaction avec les vents solaires ; la sonde devra également observer la surface de Vénus. Les recherches scientifiques porteront sur sept points principaux : dynamique atmosphérique, structure de l’atmosphère, composition et chimie de l’atmosphère, nébulosité et brouillards, équilibre des radiations, propriétés de la surface et géologie, milieu plasmatique et processus superficiels. Yaroslav Pigenet