Les cellules souches dopent le tonus musculaire des souris

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Des transplantations de cellules souches dans les muscles des pattes de souris ont empêché la réduction de leur masse musculaire, qui se produit normalement avec l'âge, selon une étude de chercheurs américains dévoilée mercredi.
Des transplantations de cellules souches dans les muscles des pattes de souris ont empêché la réduction de leur masse musculaire, qui se produit normalement avec l'âge, selon une étude de chercheurs américains dévoilée mercredi. — Spencer Platt AFP/Getty Images/Archives

Des transplantations de cellules souches dans les muscles des pattes de souris ont empêché la réduction de leur masse musculaire, qui se produit normalement avec l'âge, selon une étude de chercheurs américains dévoilée mercredi.

Cette découverte pourrait potentiellement un jour être employée pour traiter des maladies dégénératives musculaires chroniques chez les humains, selon les chercheurs.

"Nous avons constaté que les cellules souches musculaires transplantées chez des souris avaient de façon permanente arrêté le vieillissement du muscle, maintenant sa force et sa masse", a expliqué le Pr Bradley Olwin, du département de biologie cellulaire et moléculaire de l'Université du Colorado (ouest), un des auteurs de l'étude publiée dans la revue Science Transnational Medicine.

L'expérience a montré qu'une jeune souris souffrant d'une blessure musculaire à la patte, qui avait reçu des injections de cellules souches musculaires (de 10 à 50) provenant d'une autre jeune souris, a permis de non seulement de guérir le muscle meurtri en quelques jours, mais aussi d'en doubler la masse et de la conserver ainsi jusqu'à la fin la vie de l'animal.

"C'est un résultat inattendu et très exaltant", a dit le Pr Olwin dans un communiqué.

"Nous avons observé que les cellules souches transplantées sont intégrées de façon permanente et réduisent le vieillissement du muscle receveur", a-t-il ajouté. "Les cellules transplantées ont semblé doper les cellules musculaires, surmultipliant leur capacité à s'auto-reproduire".

Ce phénomène ne s'est pas produit quand des cellules souches musculaires étaient transplantées dans des muscles de souris jeunes et non-blessées.

"Grâce à d'autres recherches, nous pourrons un jour être capables de réduire considérablement la perte de masse et de force des muscles chez les humains qui vieillissent mais aussi traiter des maladies dégénératives chroniques comme la dystrophie musculaire", a prédit Bradley Olwin.