Des dépôts fossilisés remettent en question l'histoire géologique de l'Inde

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La découverte en Inde de dépôts ambrifères vieux de 50 millions d'années et contenant des centaines d'insectes comme des abeilles remettent en question l'hypothèse selon laquelle le sous-continent était alors séparé de l'Asie, selon des travaux publiés lundi.
La découverte en Inde de dépôts ambrifères vieux de 50 millions d'années et contenant des centaines d'insectes comme des abeilles remettent en question l'hypothèse selon laquelle le sous-continent était alors séparé de l'Asie, selon des travaux publiés lundi. — David Grimaldi AFP/AMNH

La découverte en Inde de dépôts ambrifères vieux de 50 millions d'années et contenant des centaines d'insectes comme des abeilles remettent en question l'hypothèse selon laquelle le sous-continent était alors séparé de l'Asie, selon des travaux publiés lundi.

Les arthropodes mis au jour dans ces ambres fossilisés à Cambay, dans l'ouest de l'Inde, ne sont pas uniques à cette région comme on aurait pu s'y attendre d'une île mais plutôt proches dans l'évolution des autres fossiles d'insectes sur les autres continents, expliquent ces chercheurs dont l'étude paraît dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).

Cet ambre qui provient d'arbres feuillus est aussi le plus ancien témoin de l'existence d'une forêt tropicale en Asie, relève cette équipe internationale de recherche.

"Un peu comme une vieille photo, cet ambre révèle ce que l'écosystème devait être en Inde juste avant la collision avec le continent asiatique" qui a formé l'Himmalaya, observe Jes Rust, professeur de paléontologie à l'Université de Bonn en Allemagne.

"Les insectes prisonniers de la résine fossilisée donne un nouvel éclairage sur l'histoire du sous-continent indien", ajoute-t-il.

"Nous savons que l'Inde a été insulaire pendant un temps mais nous ne savons pas précisément pendant combien de temps", note David Grimaldi, conservateur de la division de zoologie des invertébrés au Musée américain d'Histoire naturelle à Washington.

"Les indices biologiques découverts dans ces dépôts ambrifères montrent qu'il existait avant la collision certaines relations environnementales", entre le sous-continent indien et les autres continents, explique-t-il.