Les MST sont en hausse

SANTE Et surtout celles à gonocoques...

avec AFP

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Des préservatifs.
Des préservatifs. — REUTERS

Manque de protection? Les infections à gonocoques sont en hausse depuis plusieurs années en France et celle-ci a été de «52%» entre 2008 et 2009, a indiqué jeudi l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans un communiqué.

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Selon les résultats fournis à l'InVS par deux réseaux spécialisés dans la surveillance de ces infections (Renago et RésIST), l'augmentation observée depuis plusieurs années s'est poursuivie entre 2008 et 2009 (+52%), indique l'institut.

«Cette progression a été observée sur l’ensemble du territoire» mais «elle est légèrement moins importante en Ile-de-France (+38%), où on constate une augmentation chez les hommes (+44%) et une relative stabilité chez les femmes (-5%)».

Augmentation des urétrites masculines

«Dans les autres régions en revanche, l’augmentation du nombre de cas (+54%) se vérifie à la fois chez les hommes (+51%) et chez les femmes (+75%)».

«L’augmentation de l’incidence (nouveaux cas) des urétrites masculines («chaude pisse») observée par les médecins généralistes du réseau Sentinelles en 2009 corrobore les constats des réseaux de surveillance spécialisée», poursuit l'InVS.

Les infections à gonocoques sont des infections sexuellement transmissibles (IST ou MST) dues à la bactérie «Neisseria gonorrhoeae». Elles touchent essentiellement des sujets jeunes, le plus souvent des hommes (environ 85%), chez qui elles provoquent des urétrites douloureuses.

Risque de complications graves

Le diagnostic est relativement aisé chez l’homme en raison des symptômes (douleur en urinant, écoulement de pus...) et le traitement par antibiotique est simple et efficace. «L’infection non traitée peut être à l’origine de complications graves et favoriser la contamination par d’autres IST», note l'institut.

Ces gonorrhées ou blennorragies masculines sont un bon indicateur des comportements sexuels à risque. Leur augmentation est ainsi un révélateur d'une progression des rapports sexuels à risque.

Le préservatif comme meilleure protection

«Comme pour toutes les IST, l’usage du préservatif est le meilleur moyen d’éviter une contamination par le gonocoque». L'institut recommande de «consulter un médecin en cas de signes cliniques ou de prise de risque (rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples)».

Le traitement antibiotique doit être adapté selon les recommandations de l’agence du médicament (Afssaps), disponible sur son site, note l'InVS.

La plupart des femmes infectées ne présentent aucun symptôme au départ, mais des pertes vaginales, des picotements urinaires peuvent apparaître quelques jours après l'infection. Cette dernière non traitée peut s'étendre et provoquer une atteinte des trompes (salpingite) pouvant altérer la fertilité.