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Objectif LUNEEn janvier, les Etats-Unis prévoient un voyage sur la Lune sans passager

« Un défi colossal » : Les Etats-Unis retournent sur la Lune en janvier, 50 ans après la dernière mission Apollo

Objectif LUNECette fois-ci, aucun homme ne participera au voyage
La Nasa souhaite envoyer cinq instruments scientifiques sur la Lune.
La Nasa souhaite envoyer cinq instruments scientifiques sur la Lune. - Pixabay / Ponciano / Pixabay
20 Minutes avec agences

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Les Américains continuent d’espérer de retourner sur la Lune. Le 25 janvier prochain, soit plus de 50 ans après la dernière mission Apollo, les Etats-Unis vont essayer d’y faire poser un engin. Cette fois, c’est l’entreprise américaine Astrobotic qui tentera sa chance. Elle deviendrait ainsi la première compagnie privée à réussir cet exploit.

Décollage en décembre depuis la Floride

L’alunisseur, nommé Peregrine, n’aura personne à bord. Mais il transportera cinq instruments scientifiques de la Nasa, a déclaré mercredi John Thornton, le PDG de l’entreprise américaine Astrobotic. La Nasa souhaite étudier l’environnement lunaire en préparation de ses missions habitées Artémis.

Le décollage est prévu le 24 décembre depuis la Floride à bord du vol inaugural de la nouvelle fusée du groupe industriel ULA, nommée Vulcan Centaur. La sonde mettra ensuite « quelques jours » à atteindre l’orbite lunaire, mais devra attendre jusqu’au 25 janvier avant de tenter l’atterrissage, afin que les conditions lumineuses au niveau du lieu visé soient réunies, a expliqué John Thornton. La descente se fera en autonomie, sans intervention humaine, mais sera suivie depuis le centre de contrôle de l’entreprise.

Une mission à haut risque

« Ce que nous essayons de faire, c’est de tenter un décollage et un atterrissage sur la surface de la Lune pour une fraction de ce que cela coûterait autrement », a déclaré John Thornton, le patron de l’entreprise basée à Pittsburgh (Etats-Unis). « Seulement environ la moitié des missions qui se sont rendues sur la surface de la Lune ont réussi », a-t-il dit. « Donc c’est bien un défi colossal. Je serai terrifié et excité en même temps à toutes les phases. »

L’agence spatiale américaine a choisi il y a plusieurs années de charger des entreprises américaines de l’envoi d’expériences scientifiques et de technologies sur la Lune, un programme baptisé CLPS. Ces contrats à prix fixes doivent permettre de développer l’économie lunaire, et fournir ce service de transport pour un prix moindre.

La Nasa consciente « des risques »

Au printemps, la start-up japonaise ispace avait déjà tenté de devenir la première société privée à atterrir sur la Lune, mais la mission s’était soldée par un crash. Israël avait également subi un échec en 2019. Seuls quatre pays ont réussi à atterrir sur la Lune : Etats-Unis, Russie, Chine et, tout récemment, l’Inde.

En plus d’Astrobotic, la Nasa a passé contrat avec d’autres entreprises, comme Firefly Aerospace, Draper ou encore Intuitive Machines. Cette dernière doit décoller à bord d’une fusée de SpaceX en janvier. Les responsables de la Nasa « sont conscients des risques et ont accepté que certaines de ces missions ne soient pas un succès », a déclaré Chris Culbert, responsable du programme CLPS. « Mais même si chaque atterrissage n’est pas réussi, CLPS a déjà eu un impact sur l’infrastructure commerciale nécessaire pour établir une économie lunaire. »

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