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transition orbitaleLa station spatiale (privée) Starlab prendra bientôt le relais de l’ISS

Espace : Quand l’ISS partira à la retraite, la station spatiale privée Starlab prendra le relais

transition orbitalePour continuer ses activités de recherches quand l’ISS sera mise hors service, l’Agence spatiale européenne (ESA) embarquera ses astronautes dans Starlab, une station spatiale privée construite par Airbus et l’Américain Voyager Space
La future station spatiale Starlab.
La future station spatiale Starlab. - Starlab-Space-LLC / ADS
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La Station spatiale internationale (ISS) ne pouvait pas tourner éternellement autour de la Terre. Ce n’est plus un mystère, elle prendra sa retraite à l’horizon 2030. Mais, désormais, tout est en ordre de marche pour que des astronautes, notamment européens, continuent à repousser les limites de la Science suspendus en orbite.

Ce jeudi à Séville, l’Agence spatiale européenne (ESA) a conclu un accord avec Airbus Defence and Space (ADS) et la société américaine Voyager Space, qui veulent construire et exploiter ensemble la station spatiale Starlab – privée donc –, qui prendra en partie le relais de l’ISS. Elle doit être mise en orbite lors d’un lancement unique, vers 2028. Elle aura un diamètre de huit mètres, près de deux fois supérieur à celui de l’ISS, mais la moitié de son volume.

Pour continuer les activités de recherche

« Cet accord reflète l’ambition de l’ESA de permettre une transition en douceur de la Station spatiale internationale vers l’exploitation durable d’infrastructures humaines et robotiques en orbite terrestre basse après 2030, y compris par le biais de services commerciaux », affirme l’agence dans un communiqué.

Cette collaboration prévoit « l’accès à la Starlab pour l’ESA et ses Etats membres pour des missions d’astronautes et des activités de recherche soutenues à long terme », des contributions à des projets de recherche, notamment dans les sciences de la vie et la robotique, ainsi que la mise en place d’un « écosystème complet » assurant que la station puisse accueillir un futur vaisseau habité ou de fret développé par l’ESA, précise Airbus dans un communiqué.

Une concurrente américano-italienne

L’américain Voyager Space s’est vu attribuer 160 millions de dollars par la Nasa pour développer la station puis a créé, en août, une coentreprise avec Airbus, Starlab Space, pour la construire et l’exploiter. Le président d’Airbus Defence and Space, Michael Schoellhorn, avait alors reconnu que la participation d’Airbus, en assurant une implication européenne à ce projet, visait notamment à « attirer l’ESA et les Etats membres » comme futurs clients.

L’ESA n’a par ailleurs pas l’intention de mettre tous ses astronautes dans le même panier orbital. Elle a conclu le 1er octobre un accord similaire avec Axiom Space, qui développe elle aussi une station avec le soutien de la Nasa et la participation industrielle du franco-italien Thales Alenia Space.

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