20 Minutes : Actualités et infos en direct
VERDICTL’agence spatiale européenne dévoile ce mercredi ses nouveaux astronautes

Espace : L’agence spatiale européenne dévoile ce mercredi sa nouvelle promotion d’astronautes

VERDICTPlus de 22.000 Européens avaient postulé au printemps 2021 pour devenir le futur collègue de Thomas Pesquet. On y est. Ce mercredi, à Paris, l’ESA dévoile les lauréats. Soit quatre à six astronautes… parmi lesquels un Français ?
L'astronaute italien Luca Parmitano, lors de sa première sortie dans l'espace, le 9 juillet 2013.
L'astronaute italien Luca Parmitano, lors de sa première sortie dans l'espace, le 9 juillet 2013. - N.A.S.A./SIPA  / SIPA
Fabrice Pouliquen

Fabrice Pouliquen

L'essentiel

  • Lancée au printemps 2021, la campagne de recrutement de la nouvelle promotion d’astronautes de l’Agence spatiale européenne touche au but.
  • Les lauréats, quatre à six candidats choisis parmi les 22.589 Européens à avoir déposé leur CV, seront annoncés ce mercredi après-midi, à Paris, où l’ESA tient sa conférence ministérielle.
  • Nouveauté cette année : l’ESA constituera également une réserve d’astronautes composée des candidats à avoir aussi brillé aux différentes étapes de sélections.

Ils étaient 22.589 au printemps 2021. 22.589 Européens à avoir déposé leurs candidatures auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA), entre le 31 mars et le 28 mai, avec le rêve de devenir le futur collègue de Thomas Pesquet.

L’ESA souhaitait alors recruter au moins quatre profils – peut-être six – pour élargir son « pool » actuel de sept astronautes, parmi lesquels, donc, le Français Thomas Pesquet. L’agence spatiale n’avait pas lancé une campagne de recrutement de cette ampleur depuis 2008.

Une nouvelle promotion dévoilée ce mercredi

Un an et demi plus tard, nous y sommes. L’ESA profitera de sa conférence ministérielle, qui se tient en ce moment au Grand palais éphémère, à Paris, pour dévoiler ce mercredi après-midi sa nouvelle promotion d’astronautes. Ils seront quatre au minimum, peut-être six, choisis parmi ceux et celles à avoir réussi les six étapes de sélection qui se sont étalées jusqu’au mois dernier.

Un premier écrémage, basé sur les documents et les questionnaires remis par les candidats au moment de déposer les CV, devait déjà permettre de ramener leur nombre à 1.500. S’en est suivie une batterie de tests (psycho-cognitifs, psychométriques, pratiques) au centre d’évaluation de l’ESA, à Hambourg. Puis, l’étape suivante fut celle de la sélection médicale, plus précisément le test des capacités physiques et mentales des candidats encore en lice par rapport aux normes médicales internationales pour les missions d’astronautes longue durée.

Deux rounds d’entretiens devaient couronner le tout. Un premier pour tester les compétences techniques et comportementales. Un second dans le bureau du directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher, ultime étape de ce parcours du combattant.

Des profils scientifiques plus que des pilotes d’avion ?

Quel sera le profil des heureux élus ? Au moment de lancer sa campagne de recrutement, en février 2021, l’agence spatiale insistait pour dire qu’elle ne cherchait pas forcément, comme on le croit souvent, des profils de pilotes d’essai. Mais bien plus des profils scientifiques, diplômés au moins au niveau Master dans les domaines des sciences naturelles, de la médecine, de l’ingénierie, des mathématiques ou des sciences informatiques. Le mécanisme de sélection ne comprenait aucun critère lié au sexe non plus. C’était d’ailleurs l’une des bonnes nouvelles à la clôture des candidatures : Sur les 22.589 candidatures reçues, 5.419, soit 24 %, provenaient d’Européennes. On est loin encore de la parité, mais c’était bien plus qu’à la précédente campagne, pour laquelle 1.287 Européennes avaient tenté leur chance sur 18.000 candidatures reçues.

Plus sans doute que le sexe, ce sera la nationalité qui devrait être scrutée de près ce mercredi, chacun des 22 Etats membres de l’ESA caressant l’espoir de voir l’un des siens intégrer le pool. « Il serait légitime que la Belgique ait un astronaute ce mercredi », lançait ainsi Thomas Dermine, le secrétaire d’État belge en charge de la Politique spatiale, dans les colonnes de la Libre Belgique, lundi. Deux arguments étaient avancés par le quotidien belge. D’une, la Belgique est le cinquième contributeur au budget de l’ESA. De deux, 1.019 de ses citoyens avaient candidaté au printemps 2021 (1.019). Seuls cinq pays avaient plus.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies


Un Français espéré ?

Mais si on reprend ces deux arguments, la France a aussi de très bonnes raisons d’espérer. Elle est non seulement le deuxième contributeur au budget de l’ESA, derrière l’Allemagne, mais c’est aussi de chez nous que l’ESA avait reçu le plus de candidatures. Et pas qu’un peu. 7.137 Français avaient envoyé leur CV, près de deux fois plus que les Allemands (3.700), deuxièmes.

Nouveauté cette fois-ci : l’ESA ne se contentera pas de recruter quatre à six nouveaux astronautes. L’agence spatiale européenne annonce aussi la première constitution d’une réserve d’astronautes, composée des candidats qui ont réussi toutes les étapes du processus de sélection sans pour autant rejoindre la cohorte finale. Ces astronautes de réserve resteront employés par leurs entreprises actuelles.

Lors du lancement de sa campagne de recrutement, l’ESA avait aussi annoncé ouvrir les portes de l’Espace à un ou plusieurs candidats porteurs d’un handicap physique, via le programme parallalèle « Parastronaute ». Là encore, les noms des heureux élus pourraient être annoncés ce mercredi.

Sujets liés