Un super cerveau à tout âge

Elena Sender (Sciences et Avenir)

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Vous avez le cerveau ramollo ce matin ? Alors stimulez-le ! Au programme : lecture dans le métro, discussions, réflexion... Vous protégerez ainsi votre stock immuable de neurones et contribuerez à bien entretenir leurs connexions. Car pas question de vous réfugier derrière votre (grand) âge pour justifier vos trous de mémoire à répétition ou vos piètres scores au Trivial Poursuite ! En effet, contrairement à ce que l'on a longtemps pensé, le cerveau reste vaillant et ne perd pas de neurones en vieillissant. Mieux ! On sait même désormais que deux zones cérébrales en produisent de nouveaux chaque jour et que de nouvelles connexions s'établissent en permanence pour apprendre et s'adapter à toute nouvelle situation. Cette plasticité extraordinaire -et c'est là la grande découverte de la décennie- s'exprime tout au long des 5 âges qui composent notre vie. Tout petit déjà, c'est à dire in utero et durant l'enfance, notre stock de 100 milliards de neurones se constitue et des centaines de millions de connexions sont produites par seconde : c'est le temps de l'apprentissage. Puis vient l'adolescence, qui représente le temps de la maturation : la communication neuronale passe au haut débit et les connexions inutiles disparaissent. Avec l'âge adulte vient la spécialisation : certains réseaux de connexions -les plus souvent utilisés- sont privilégiés. Quant aux séniors, si leur plasticité cérébrale faiblit elle perdure et doit être stimulée pour ses vertus protectrices. Selon une étude de l'Inserm, les plus de 65 ans pratiquant plus de deux fois par semaine une activité intellectuelle stimulante, sont deux fois moins susceptibles de développer une maladie neurodégénérative.

Elena Sender (Sciences et Avenir)

Retrouvez l'intégralité du dossier dans Sciences et Avenir du mois de février.W