Sur les traces de l'armée ensevelie

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Persepolis-Takhte Djamshid (Prov. Fars, Iran), Palace of Darius I-Tachara (Achemenid, built under Darius I 522-486 BC; completed under Xerxes I).-Lance bearer of the Immortal Guard.-Detail from the relief at the southern staircase.
Persepolis-Takhte Djamshid (Prov. Fars, Iran), Palace of Darius I-Tachara (Achemenid, built under Darius I 522-486 BC; completed under Xerxes I).-Lance bearer of the Immortal Guard.-Detail from the relief at the southern staircase. — G. DEGEORGE / AKG

On a peut-être retrouvé la célèbre armée de Cambyse. La disparition dans le désert égyptien de ce souverain Perse avec ses troupes en 525 avant J.-C., fait partie des plus grandes énigmes de l'Antiquité. 50 000 hommes s'étaient brusquement volatilisés lors d'une redoutable tempête de sable ! Deux archéologues italiens, à la recherche de ces guerriers mythiques depuis 1996, ont annoncé avoir mis à jour à la frontière entre l'Egypte et la Syrie des centaines d'ossements, de restes d'armes et des tessons de poteries datés du VIe siècle avant JC qui pourraient leur avoir appartenu. L'une des plus grandes énigmes de l'Antiquité est-elle sur le point d'être résolue ? L'historien Hérodote avait lui-même raconté l'épopée légendaire de cette armée lancée contre le temple d'Amon pour se venger de l'oracle qui refusait de reconnaître la souveraineté de Cambyse sur l'Egypte. Aucun soldat n'avait réchappé au sable brûlant soulevé par les vents violents du désert. Il y a quelques années, un archéologue égyptien avait déjà mis à jour dans la même région une série de pointes de flèches, des fragments de parures équestres et une boucle d'oreille achéménide datés de la même période. Les archéologues italiens vont désormais tenter de localiser l'ensemble de l'armée.W Bernadette Arnaud